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Ecole et confinement : le récap' des nouvelles mesures

Ecole et confinement : le récap' des nouvelles mesures ECOLE ET CONFINEMENT. Masque à 6 ans en primaire, cours à 100% en visioconférence à la fac... Comment s'articulent les nouvelles mesures liées au Covid-19 pour les crèches, maternelles, écoles, collèges, lycées ou universités à la rentrée de novembre ? Le récap'.

[Mis à jour le 29 octobre 2020 à 14h02] L'ESSENTIEL - Le chef de l'Etat l'a annoncé mercredi 28 octobre au soir lors de son allocution télévisée : les crèches, les écoles primaires (autrement dit les classes de maternelle et d'élémentaire), les collèges et les lycées restent ouverts, avec un renforcement du protocole sanitaire (à travers la distanciation notamment, dans les salles de classe et les cantines) pendant ce deuxième confinement que connaît la France, autrement dit à la rentrée de novembre. Après les vacances de la Toussaint, les facultés et établissements d'enseignement supérieur devront quant à eux assurer des cours en ligne. La période de confinement national doit durer, a minima, du vendredi 30 octobre à minuit au mardi 1er décembre prochain.

Toujours ce jeudi 29 octobre au matin, Jean-Michel Blanquer a aussi abordé la question du protocole sanitaire renforcé, de mise avec le maintien de l'ouverture des écoles, collèges et lycées à la rentrée de novembre. Objectifs : diminuer le brassage des élèves entre eux et renforcer l'aération notamment. Le membre du gouvernement n'a pour l'heure pas évoqué les cours par demi-groupes invoqués par les syndicats (et qui avaient notamment été mis en place à la sortie du confinement du printemps dernier), mais a déclaré : "Il pourra y avoir une évolution des emplois du temps". Le ministère de l'Education est en tout cas attendu au tournant, comme avertissait le 28 octobre au soir Guislaine David, secrétaire générale du Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire : "Nous sommes favorables à ce que les écoles restent ouvertes mais il va vraiment falloir renforcer le protocole sanitaire".

Le chef de l'Etat s'est exprimé le 28 octobre à 20h à la télévision sur les nouvelles mesures décidées par le gouvernement face à la deuxième vague inattendue et devenue incontrôlable de l'épidémie de Covid-19. "Il n'y a pas de solution magique" a-t-il insisté. Avant de poursuivre, dans les minutes suivantes : "J'ai décidé qu'il fallait retrouver, à partir de vendredi [30 octobre] le confinement qui avait stoppé le coronavirus". Le président français a alors précisé que les écoles resteraient ouvertes pendant ce confinement-là, expliquant dans son allocution : "Nos enfants ne sauraient être privés durablement de contact avec le système scolaire, en particulier pour les plus modestes".

Le confinement débute jeudi 29 octobre au soir à minuit et devrait a minima être appliqué jusqu'au mardi 1er décembre. Tout le territoire national est concerné, hormis en Outre-mer. Les vacanciers de la Toussaint ont jusqu'à dimanche 1er novembre pour regagner leur domicile. Tous les 15 jours, un point sera fait sur l'épidémie, pour réévaluer les effets du confinement. Des commerces pourraient ainsi être rouverts à la mi-novembre, à l'approche des fêtes de fin d'année.

►Pour consulter les infos clés du confinement, rendez-vous sur notre page spéciale

Les décisions du gouvernement ont été débattues et votées par le Parlement jeudi 29 octobre. Jusqu'ici, c'est le couvre-feu entre 21h et 6h du matin qui était d'actualité pour 46 millions de Français depuis deux semaines. Selon les termes du porte-parole du gouvernement Gabriel Attal le mercredi 27 octobre au soir, nous nous trouvons face à une "hausse exponentielle, dans une majeure partie de l'Europe, de l'épidémie". Selon franceinfo, un "ministre de poids" a également soufflé à la radio ce 28 octobre : "Le virus galope de manière effrayante, il faut agir très vite".

Le Premier ministre Jean Castex s'est exprimé ce jeudi 29 octobre au matin depuis l'Assemblée nationale, afin de détailler les modalités du nouveau confinement. Le chef du gouvernement a notamment annoncé que "Le port du masque sera étendu aux enfants du primaire dès l'âge de 6 ans". Le Premier ministre doit à nouveau s'exprimer ce jeudi 29 octobre à 18h30 pour donner davantage de détails aux Français.

Interviewé sur France 2 ce jeudi 29 octobre au matin, le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer avait précisé que la question du masque obligatoire à l'école primaire avait été étudiée sur la base des recommandations de la Société française de pédiatrie. Et d'ajouter : "Le masque peut être intéressant pour les élèves plus jeunes […] Mais ce n'est pas la même chose pour des CM1-CM2 que pour des CP". 

Pendant le confinement, "les parents devront se procurer une attestation dérogatoire pour conduire leurs enfants à l'école" a-t-il été précisé le 29 octobre. Pour en savoir plus sur la manière d'obtenir ce justificatif incontournable, consultez notre page spéciale Attestation de déplacement.

Les crèches restent cette fois ouvertes pendant le confinement, avec un protocole sanitaire renforcé. Comme le précise le site spécialisé Les pros de la petite enfance, la Direction Générale de la Cohésion Sociale (DGCS) est d'ores et déjà en train de rééxaminer les consignes sanitaires listées dans la dernière version du guide ministériel "COVID-19 et modes d'accueil du jeune enfant", daté du 2 octobre et qui avait, pour rappel, déjà été réactualisé le 20 octobre dernier, dans la foulée du passage à l'état d'urgence mi-octobre.

Les écoles maternelles et élémentaires, qui constituent à elles deux l'école primaire, restent ouvertes pendant le confinement, avec un protocole sanitaire renforcé. Comme précisé plus haut dans notre page spéciale, les écoliers à partir de 6 ans devront désormais porter le masque.

Le gouvernement a également décidé que les collèges restent ouverts pendant le confinement, avec un protocole sanitaire renforcé. Une décision qui peut étonner, mais a été retenue à la fois pour limiter la crise économique, puisque les parents de ces élèves pourront travailler, et pour préserver le lien social entre l'école et les enfants. 

Les lycées restent ouverts pendant le confinement, avec un protocole sanitaire renforcé et pour les mêmes raisons que le collège : limiter la crise économique en permettant aux parents de continuer à travailler et maintenir le lien social entretenu par les élèves avec l'école.

Contrairement aux crèches, écoles primaires (et donc maternelles), collèges et lycées, les facultés et établissements d'enseignement supérieur doivent, pendant le confinement, diffuser leurs cours magistraux en visioconférence. Une mesure contre laquelle s'est insurgé sur franceinfo dès le 28 octobre, jour de son annonce, l'administrateur provisoire de l'Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, Thomas Clay : "Au détour d'une phrase, le président de la République, ce soir, a finalement envoyé tous les étudiants de France chez eux. 2,7 millions d'étudiants qui sont renvoyés chez eux. C'est une génération qui est un peu sacrifiée". Et d'exprimer "un sentiment de tristesse" : "Les universités sont là pour enseigner aux étudiants et les voir repartir chez eux dans ces conditions-là est évidemment une déception. Les étudiants de première année, qui ont déjà une année difficile l'année dernière, vont de nouveau avoir une année compliquée".
Thomas Clay souligne également éprouver "un sentiment de responsabilité" : "Nous appliquerons les consignes qui sont indiquées.", tout en pointant "une situation totalement paradoxale". "Dans nos universités", développe-t-il, il n'y aura plus d'étudiants, mais il n'y aura plus que des personnels. Il n'y aura plus que des enseignants et des personnels administratifs. Il n'y aura plus d'étudiants." Sa conclusion : "Je ne voudrais pas, pour le dire plus clairement, que l'université soit la variable d'ajustement d'une politique sanitaire qui, pour l'instant, n'a pas encore, sur les universités en tout cas, et dans nos établissements, montré des dégâts extrêmement graves ou une diffusion très large de la pandémie." 

Les raisons de laisser les écoles, collèges et lycées ouverts à la rentrée de novembre seraient à la fois épidémiologiques, pédagogiques et économiques, analysait le JDD ce 28 octobre. 

Epidémiologique parce que d'après les derniers chiffres de Santé publique France, c'est chez les 0-9 ans que le taux d'incidence (nombre de cas positifs pour 100 000 personnes par semaine) est le plus faible, mais aussi dans cette classe d'âge que le taux de positivité des tests est le plus bas.

Pédagogiques parce qu'il faut éviter le décrochage des élèves, et que les inégalités scolaires ne soient accentuées entre les élèves en fonction de leur milieu social. 

Economiques parce qu'il est, aux yeux du gouvernement, nécessaire que les parents puissent continuer à travailler, afin que l'activité économique du pays continue à tourner.

Alors que l'hypothèse d'un reconfinement se rapprochait, face à la deuxième vague de Covid-19 en France, les spécialistes étaient nombreux à recommander des restrictions quant à la présence d'une partie des élèves en classe, à compter du jour de la rentrée du lundi 2 novembre prochain. Le 26 octobre sur BFMTV, l'épidémiologiste Antoine Flahaut avait ainsi proposé de s'abstenir de rouvrir les classes de collège-lycée, ainsi que celles du supérieur : "Pour les collèges, les lycées, les universités, je pense qu'il serait bien que pendant deux semaines [celles qui suivent les vacances de la Toussaint, Ndlr], on fasse uniquement l'enseignement à distance", avait-il déclaré, face à la multiplication des foyers de contaminations dans les collèges et les lycées. Et de préciser : "Les écoles primaires pourraient rester ouvertes mais devraienpt imposer le port du masque, même aux enfants de plus de 6 ans" [le port du masque n'est pour l'heure pas obligatoire en-dessous du collège, Ndlr]. Le port du masque en primaire n'a pas été abordé par Emmanuel Macron dans son allocution du 28 octobre. Le 28 octobre, le pédiatre Alain Fischer avait pour sa part estimé sur franceinfo : "Logiquement, on doit garder les écoles ouvertes" en cas de reconfinement, car "le risque de transmission des enfants vers les adultes est faible".

Le 28 octobre, le gouvernement a annoncé que le protocole sanitaire serait renforcé à partir de la rentrée des vacances de la Toussaint dans les écoles, collèges et lycées, car ils restent ouverts pendant le confinement. Des informations supplémentaires doivent être données le jeudi 29 octobre à 18h30 par le Premier ministre Jean Castex.
Le dernier protocole en date publié est effectif depuis le 22 septembre 2020 et consultable sur le site du ministère de l'Education. Il s'agit d'un protocole sanitaire allégé, dont l'Éducation nationale a annoncé les nouvelles règles le 20 septembre, pour les écoles maternelles et élémentaires (donc, de la crèche au cm2). Le principal changement concerne les cas contacts et les fermetures de classes. En effet, quand un enfant est testé positif au coronavirus, sa classe peut désormais "continuer de se tenir normalement pour les autres élèves, qui ne sont plus considérés comme cas contacts", décrit le ministère dans son communiqué. Jusqu'ici, un élève considéré comme "cas contact" ne pouvait retourner à l'école que si les résultats d'un test effectué sept jours après le dernier contact avec le cas confirmé étaient négatifs. Seul l'enfant testé positif au Covid-19 est dorénavant "isolé sept jours chez lui" depuis le 22 septembre, comme l'a précisé le ministre de la Santé Olivier Véran. Il ne reste isolé davantage que si ses symptômes se prolongent. Les fermetures de classe sont toutefois envisagées à partir de trois élèves testés positifs au Covid-19, "ne venant pas de la même famille ou ne vivant pas dans le même foyer". 

L'objectif de cet allègement du protocole est de limiter les fermetures de classe, et par conséquent le recours au congé parental. Ces nouvelles recommandations se basent sur les préconisations du Haut conseil de la santé publique (HSCP). L'instance avait en effet rendu un avis, le 17 septembre, soulignant que "les enfants sont peu à risque de forme grave et peu actifs dans la transmission du Sars-CoV-2". Invité de RTL ce lundi 21 septembre, le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer a ajouté : "On voit maintenant d'après de nombreuses études que les enfants se contaminent très peu entre eux et qu'il y a peu de contaminations d'enfant à adulte." Du côté du port du masque, la règle ne change pas, et franceinfo rappelle que les enseignants du premier degré ont plus que jamais l'obligation de porter un masque. Pour les collèges et lycée, enfin, rien ne change.

Il n'existe pas de statistiques officielles en temps réel du nombre de classes et d'établissements scolaires fermés dans l'Hexagone pour cause de détection de cas de coronavirus. D'après les derniers chiffres du ministère de l'Education nationale à la date du 28 octobre 2020, 27 écoles, collèges et lycées ont fermé pour cause de cas de Covid-19 sur 61 500. Soit une proportion de 0,04 % des établissements scolaires du territoire français. 
La règle actuelle ? Trois cas de Covid-19 conduisent en théorie à la fermeture d'une classe ou de l'établissement. Mais en réalité, la décision finale est prise au cas par cas, par la préfecture, la direction de l'école, le rectorat ou l'Agence régionale de santé.

Les écoles sont-elles fermées dans les autres pays d'Europe ? 

Pour le moment, la plupart des écoles primaires restent ouvertes à l'étranger. Seule la République Tchèque, pays d'Europe centrale le plus touché du continent, les a fermées mi-octobre. En Pologne et en Italie, ce sont les cours au lycée et en université qui se tiendront à 75% en ligne à partir du 26 octobre. En Irlande, tous les établissements sont fermés sauf les écoles, en parallèle du reconfinement acté pour l'ensemble de la population à partir du 21 octobre et pour au moins six semaines. En Belgique, les autorités de Belgique francophone ont informé le 25 octobre les collèges et lycées qu'ils devraient faire cours en ligne à partir du 28 octobre et pour au moins trois jours. Jusqu'ici, les autorités s'étaient contentées de limiter l'occupation des facs à 20% des effectifs. A noter qu'en Belgique, les vacances scolaires de la Toussaint, qui devaient au départ durer une semaine et démarrent le 30 octobre au soir, ont été prolongées pour tous le pays jusqu'au 11 novembre inclus (au lieu du 6 novembre).

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