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Élections américaines : Miami, capitale de l’Amérique latine

Contrairement à ce qu’on pourrait penser spontanément, Miami n’est pas la capitale de la Floride. Le gouverneur du « Sunshine State » (« L’État ensoleillé ») siège même bien loin des plages de sable blanc : il réside à 800 kilomètres plus au nord, à Tallahassee, près de la frontière avec la Géorgie.

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Mais Miami n’en a cure. Son horizon est bien plus large. Et pour cause : Miami n’est rien d’autre que la capitale… de l’Amérique latine. Tous les accents, tous les horizons y cohabitent dans un mélange indépassable. Car si d’autres villes américaines sont des terres d’asile pour les migrants – à commencer par l’accueillante New York, très attachée à Ellis Island et au message portée par la Statue de la Liberté – nulle part ne s’y trouve un concentré d’Amérique latine comme à Miami. À croire que les pays d’Amérique du Sud, mais également des Caraïbes, s’y sont donné rendez-vous.

Seigneurs cubains

Cette capitale a ses seigneurs : les Cubains. La ville au bout de la Floride n’était qu’un lieu de villégiature à l’extrémité des États-Unis avant que la révolution castriste ne pousse les exilés vers le port étranger le plus proche – Miami. Si Little Havana est un peu décati et a perdu de son lustre d’antan lors des querelles épiques avec les frères Castro, les Cubains restent des maîtres du jeu très courtisés dans le Sud de Floride.

À tout seigneur, tout honneur. La journée commence dont naturellement avec un cafecito bien sucré, comme on les boit à La Havane ou à Cienfuegos. Mais après cette première escale matinale, le voyage se poursuit et mène vers d’autres contrées À l’hôtel, le réceptionniste s’appelle Carlos, et il est Mexicain, originaire de Puebla. Rosi, qui fait le ménage dans les chambres, est arrivée du Honduras il y a vingt ans, et envisage seulement maintenant de prendre la nationalité américaine. Quant à Claudia, qui sert habituellement au restaurant, dont l’activité est très limitée en raison du Covid-19, elle est à moitié cubaine et à moitié jamaïcaine.

Little Buenos Aires ou Doralzuela

Autant de rencontres des plus banales à Miami. Plus tard, on traverse « Little Buenos Aires » à Miami Beach, où il est question de football et d’empanadas. Pas de « Little Caracas » pour les Vénézuéliens, mais ils ne sont pas en reste : la ville de Doral, qui touche Miami, est désormais surnommée Doralzuela, en raison de l’arrivée importante de migrants fuyant le régime chaviste et les ratés de la révolution bolivarienne…

Au total, selon les statistiques officielles, 70 % des habitants du comté de Miami sont latinos. Mais le tour de l’Amérique latine et des Caraïbes n’est pas fini. Car au péage pour quitter la ville, il peut arriver qu’on vous rende la monnaie en français. La Petite Haïti est un quartier à ne pas manquer. Capitale de l’Amérique latine, Miami est aussi un carrefour polyglotte.

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