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Espace : le coût pharaonique du prochain alunisseur de la Nasa

La Nasa a assuré lundi qu'elle tablait toujours sur le retour d'astronautes américains sur la Lune en 2024. Mais ce projet aura un coût : 28 milliards de dollars sur les cinq prochaines années, dont 16 milliards pour l'alunisseur, selon les estimation de l'agence gouvernementale. Le Congrès, qui sera renouvelé aux élections générales du 3 novembre 2020, devra accepter de financer ces montants pour ce qui est une priorité fixée par le président Donald Trump. Les 28 milliards couvrent les années budgétaires 2021-2025.

Si le Congrès vote les premiers 3,2 milliards pour l'alunisseur d'ici Noël, «  nous serons toujours dans les clous pour un alunissage en 2024  », a assuré Jim Bridenstine, administrateur de la Nasa, lundi 21 septembre dans une conférence téléphonique avec des journalistes après avoir rendu public un plan actualisé du programme de retour sur la Lune, Artémis. Mais comme il le répète souvent, la Nasa sait gérer les risques techniques, mais les «  risques politiques  » sont souvent les plus dangereux pour l'agence spatiale, a fortiori après une élection présidentielle. Ainsi Barack Obama a annulé le programme Constellation d'exploration de Mars, après des milliards de dollars de dépenses sous son prédécesseur. L'objectif reste d'alunir au pôle Sud de la Lune. «  C'est là que nous irons  », a-t-il insisté, excluant un retour sur les anciens sites d'atterrissage d'Apollo, à l'équateur, entre 1969 et 1972.

Un premier vol en novembre 2021

Trois projets sont en concurrence pour ce véhicule d'alunissage, à bord duquel deux astronautes, dont une femme, descendront de leur vaisseau Orion vers le sol de la Lune. Le premier est développé par Blue Origin, fondée par le patron d'Amazon Jeff Bezos, en partenariat avec Lockheed Martin, Northrop Grumman et Draper. Les deux autres projets sont développés par SpaceX, fondée par Elon Musk, et par la société Dynetics. Une première sélection aura lieu début 2021, selon la Nasa.

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Le premier vol, Artémis 1, prévu en novembre 2021, se fera sans astronaute à bord : la nouvelle fusée géante SLS, actuellement en phase de tests, s'envolera pour la première fois, avec la capsule Orion à son sommet. Artémis 2, en 2023, enverra des astronautes autour de la Lune, mais ils n'atterriront pas. Enfin Artémis 3 sera l'équivalent d'Apollo 11 en 1969. Mais le séjour lunaire durera plus longtemps, une semaine, ponctué de deux à cinq «  activités extravéhiculaires  » — des sorties à l'extérieur. «  Les activités scientifiques seront très différentes de ce qu'on a fait auparavant. Pendant les années Apollo, on pensait que la Lune était complètement sèche  », a dit Jim Bridenstine. «  Aujourd'hui on sait qu'il y a beaucoup de glace d'eau, au pôle Sud  ».

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