France

Fini le démarchage téléphonique ?

C’est ce que réclament dans une pétition des défenseurs des consommateurs.

Faut-il interdire purement et simplement le démarchage téléphonique dont nous sommes tous l’objet sur nos numéros de téléphone ? C’est en tout cas le sens de la pétition qu’un ensemble d’associations de protection des consommateurs a décidé de porter face à ce qui est considéré comme un échec, le dispositif Bloctel.

"Véritable harcèlement commercial, le démarchage téléphonique n’a pas été limité par Bloctel. Quatre ans après sa mise en place, le dispositif s’avère inefficace en raison de dérogations bien trop extensives et de sanctions insuffisamment dissuasives", estiment les rédacteurs de la pétition, au nombre desquels, la CLCV, Familles rurales ou encore l’UFC-Que choisir. Pire, il est à l’origine de nombreux litiges de consommation et constitue une forme de harcèlement des personnes les plus fragiles.

L’échec de Bloctel

Pour l’UFC, "il est temps de passer à un autre système : l’opt-in", avance son directeur, Cédric Musso, interrogé par la chaîne LCI. Le système Bloctel repose sur le signalement par le consommateur qu’il ne veut pas être démarché. Cela s’appelle opt-out.

L’opt-in renverse le principe : "Il implique une interdiction de principe du démarchage téléphonique sauf si vous avez donné votre accord au préalable pour être démarché."

Les associations signataires de la pétition soulignent que ce système prévaut déjà pour les SMS et les mails. Et que cette interdiction des appels non désirés s’étend en Europe où, après l’Allemagne ou encore le Portugal, le Royaume-Uni a basculé vers l’opt-in face à l’échec de la liste d’opposition.

Cette pétition, que 77 000 personnes avaient signée, lundi en début de soirée, pour un objectif de 100 000, ne tombe pas par hasard, mais alors que l’Assemblée nationale doit légiférer sur la question fin janvier.