France

Grève dans les transports lundi : la mobilisation sera « peu suivie », assure Djebbari

Cinq syndicats de transports ont appelé à la grève, dont quatre à la RATP pour lundi, jour du début de l’examen du projet de loi de réforme des retraites à l’Assemblée.

Le Monde avec AFP

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Seules les lignes 2, 4, 5, 7, 8, 12 et 13 du métro parisien connaitront quelques perturbations lundi 17 février. LIONEL BONAVENTURE / AFP

L’appel à une « journée morte » dans les transports pour protester contre la réforme des retraites « sera peu suivi, il y aura un trafic normal à la SNCF, un trafic normal ou quasi normal à la RATP », a indiqué dimanche 16 février sur BFMTV le secrétaire d’Etat aux transports Jean-Baptiste Djebbari.

« Il y aura quelques perturbations sur les lignes de métro, notamment la 2, la 5 et la 12 mais ce ne sera en rien les journées que les Français ont pu vivre début décembre », a-t-il ajouté.

Cinq syndicats ont appelé à la grève dans les transports, dont quatre à la RATP pour le lundi 17 février, jour du début de l’examen en séance par les députés du projet de loi de réforme des retraites.

Selon les prévisions de l’entreprise publiées samedi, le trafic sera normal sur les tronçons du RER dépendant d’elle (lignes A et B) ainsi que sur les réseaux de bus et de tramway. Dans le métro, le trafic sera quasi normal sur la plupart des lignes mais des perturbations seront à prévoir sur les lignes 2, 4, 5, 7, 8, 12 et 13 qui circuleront malgré tout, détaille la RATP.

« Il n’y a pas de perturbations à prévoir sur le réseau SNCF demain. Nous n’avons pas d’adaptation du plan de transport », a également indiqué la SNCF à l’Agence France-Presse (AFP).

« La grève reconductible telle que nous l’avons connue début décembre est effectivement terminée » et la journée de mobilisation prévue le 20 février « sera très certainement à l’image de demain », a estimé M. Djebbari.

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La grève a coûté un milliard d’euros à la SNCF

La CGT-RATP, deuxième organisation syndicale au sein de la régie, préfère appeler à la grève le 20 février, date de la prochaine journée nationale interprofessionnelle de grèves et de manifestations fixée par l’intersyndicale au niveau national (CGT, FO, Solidaires et des organisations de jeunesse).

Le secrétaire d’Etat aux transports a par ailleurs confirmé que le coût de la grève de décembre et de janvier s’élevait à environ un milliard d’euros pour la SNCF. « Le chiffre du milliard est à peu près exact, c’est autour du milliard », a-t-il noté, tout en ajoutant qu’un plan d’économies serait mis en œuvre au sein de l’entreprise, comme annoncé mi-janvier par son PDG, Jean-Pierre Farandou.

« Il est hors de question que nous dégradions à nouveau les comptes de la SNCF », a insisté M. Djebbari, tout en précisant qu’il n’y avait « pas de suppressions de postes prévues ». « Il n’y a pas de plan d’attrition particulier dû à la grève et à ce coût d’un milliard d’euros » même s’il y a « des mesures salariales qui auraient pu être prévues (et) qui vont prendre un peu de retard », selon lui.

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