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France

Hydrolienne. Retour à Ouessant en octobre

Reconditionnée et fiabilisée au terme de deux ans de travaux, l’hydrolienne D10 doit retrouver son élément au début du mois d’octobre.
Reconditionnée et fiabilisée au terme de deux ans de travaux, l’hydrolienne D10 doit retrouver son élément au début du mois d’octobre. (Photo Le Télégramme)

Initialement programmée lors des mortes eaux de la mi-septembre, l’immersion de l’hydrolienne D10 de Sabella dans les eaux du Fromveur, au large de l’île d’Ouessant est reportée de trois semaines. « C’est une question de disponibilité du navire chargé de l’opération », explique Jean-François Daviau, patron de la société quimpéroise. « La compagnie norvégienne Olympic Subsea nous a fait savoir que son navire était retenu sur un gros chantier en Ecosse. Nous sommes donc en discussions avec d’autres opérateurs », poursuit-il.


L’opération pourrait cette fois être menée aux alentours des 2 et 3 octobre. « Une sacrée partie de bilboquet par 55 mètres de fonds », sourit le patron de la PME finistérienne.

Concrètement, le prototype, entièrement reconditionné et fiabilisé, va être déposé sur son embase qui est restée immergée pour former un « meccano » sous-marin de plus de 400 tonnes et 17 mètres de haut. Une fois raccordée au câble sous-marin, l’hydrolienne sera mise en production, mais restera sous surveillance pendant 15 jours, avant la bascule sur le réseau.


« La campagne 2015-2016 nous a permis de disposer d’un gros retour d’expérience.

Nous avons donc mis à profit ces deux années au sec pour fiabiliser l’hydrolienne, notamment en l’équipant d’un système de redondance de la chaîne électrique pour éviter tout problème de connexion ». Entre-temps, l’équipe technique de Sabella s’est étoffée d’une dizaine d’ingénieurs supplémentaires.

Sabella compte cette fois faire fonctionner la D10 pendant trois ans, jusqu’à l’entrée en vigueur, en 2021, du programme Phares (*) qui vise à combiner les énergies photovoltaïques, éoliennes, et hydroliennes au sein d’un même réseau électrique intelligent. C’est à ce moment que seront installées les versions commerciales D12 capables de produire 1 MW chacune. De quoi permettre à Ouessant d’atteindre un taux de 76 % d’énergie renouvelable dans son réseau (éolien et solaire compris).


Une belle vitrine pour Sabella qui espère convaincre des clients potentiels comme l’Australie et le Canada. Deux pays désireux de disposer de démonstrateurs de type D10 pour accélérer leur transition énergétique. À la différence de pays émergents comme les Philippines, primo-accédants sur le marché de l’énergie verte, et demandeurs de solutions clés en main. « Des projets sont en cours dans le Détroit de San Bernardino, techniquement, on avance bien mais ce sont les financements qui manquent », indique Jean-François Daviau. 

(*) Progressive hybrid architecture for renewable energy solutions in islands.

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