Le local de campagne d’une liste citoyenne candidate aux élections municipales de Bobigny a été incendié dans la nuit de jeudi à vendredi.

Le Monde avec AFP

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« Notre local de campagne a été incendié, visiblement à l’aide de liquide inflammable », a annoncé dans un communiqué Fouad Ben Ahmed, leader de la liste citoyenne Poing Commun aux élections municipales de Bobigny. Les faits se sont produits dans la nuit de jeudi 23 à vendredi 24 janvier.

« La personne qui vivait dans l’appartement se trouvant au-dessus du local n’a pas été victime des flammes et a été réveillée à 4 h 15 du matin par un gros boum », a expliqué M. Ben Ahmed, par ailleurs secrétaire de la section PS de Bobigny, même si le parti ne soutient pour le moment aucun candidat dans la ville. Des photos transmises à l’Agence France-Presse montrent le local recouvert de cendres, des documents calcinés encore posés sur les tables.

La police a procédé à des constatations, a confirmé une source policière, et l’enquête, confiée au commissariat de Bobigny, devra confirmer si cet incendie est criminel ou non. « Ils pourront brûler nos voitures, brûler nos locaux mais ils ne brûleront pas les bulletins de vote des Balbyniens », a estimé M. Ben Ahmed, qui a demandé l’exploitation des caméras de vidéosurveillance.

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La mairie de Bobigny a « [condamné] fermement de tels actes de violence », estimant que la ville « [méritait] un débat démocratique serein et apaisé. Les divergences politiques ne justifieront jamais le recours à des méthodes aussi odieuses et inacceptables ».

Le candidat UDI Christian Bartholmé, issu de la majorité municipale, a jugé qu’il s’agissait d’« agissements criminels » et parlé d’un « acte inqualifiable ». « Nous récusons les excès, les insultes et les emportements parfois physiques subis durant la campagne de 2014 », a-t-il ajouté dans un communiqué.

Quant au candidat du PCF Abdel Sadi, il a également « condamné avec force le climat de violence qui semble s’installer dans cette campagne », rappelant lui aussi que les « élections municipales de 2014 avaient déjà été marquées par des actes d’intimidation intolérables ».

Lors des dernières élections municipales qui ont vu l’arrivée au pouvoir de l’UDI après quasiment un siècle de communisme, la campagne avait été délétère avec l’agression de militants et de multiples tensions dans cette banlieue nord-est de Paris.

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