France

« Impact », d’Olivier Norek : la terreur renouvelable

L’ancien lieutenant de police signe un polar en forme de manifeste écologique radical, qui se déploie dans une France en crise, à la veille de la prochaine présidentielle.

Par Abel Mestre

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« Impact », d’Olivier Norek, Michel Lafon, 368 p., 19,95 €, numérique 14 €.

Ce n’est pas vraiment une dystopie, ni un « romanquête », mais un peu les deux à la fois. Fondé sur un impressionnant travail de documentation, Impact, le sixième roman d’Olivier Norek, recense et accole toutes les manifestations du dérèglement climatique de la dernière décennie pour imaginer une France en pleine crise, à l’aube de l’élection présidentielle de 2022.

Virgil Solal, soldat des forces spéciales, sait à quel point ce monde (pré) apocalyptique peut être dangereux. Sa fille est mort-née à cause de la pollution atmosphérique. Il décide donc de faire payer ceux qu’il tient pour responsables : les grands ­patrons, les financiers, les politiques. Il devient alors un écoterroriste à la tête de Greenwar (sorte de branche armée de Greenpeace) dont la population soutient l’action.

Patchwork

Olivier Norek signe un manifeste écologiste radical. L’ancien lieutenant de police, auteur du très beau Entre deux mondes, sur la jungle de Calais (Michel Lafon, 2017), ne cache pas son empathie pour son héros. Le roman est construit comme un patchwork, où des scènes montrant les effets de la crise climatique entrecoupent le récit de la traque puis du procès de Solal. En question, la révolte contre ceux qui exploitent la terre et détruisent les écosystèmes – un crime pour ce justicier. Un policier lancé à sa poursuite s’interroge : pourra-t-il, « à la fin de tout cela (…), se ­regarder dans le miroir » ? Peut-être y verrait-il « à son tour ces millions de morts par an, qui le jugeraient. Défendrait-il des inconscients qui nous mènent à l’extinction ou défendrait-il un ­assassin prêt à tuer pour protéger les autres ? » Pour trancher ce doute fondamental, le policier se répète comme un mantra ce que sa fille lui a dit : « A la fin, tu feras ce qui est juste. » Peu ­importe la légalité.

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