Peut-être l’avez-vous entendu résonner au moment le plus solennel d’un mariage cet été, à moins que ce soit son tempo qui sur une piste de danse vous a envoûté, peu de chance en tout cas que vous soyez passé à côté de Jerusalema. De prêtres en Italie, à de jeunes fiancés au Zimbabwe, jusqu’à des médecins français, le morceau a fait le tour du monde.

Devenu ce mois-ci la chanson la plus “shazamée” [recherchée sur l’application Shazam qui permet de retrouver l’auteur et le nom d’un titre diffusé autour de soi], écoutée plus de 66 millions de fois sur la plateforme Spotify, vue 140 millions de fois sur YouTube… nul n’avait à l’origine parié sur un tel succès, et pas même ses auteurs. Quartz raconte comment ce morceau de gospel sud-africain est devenu un tube planétaire.

Sortir des églises et des synagogues

Il y a d’abord “ces chœurs obsédants qui évoquent la cité sacrée [de Jérusalem]” et “les paroles religieuses chantées en zoulou [une des langues sud-africaines]”, souligne le site d’information, mais c’est “son tempo entraînant” qui fait toute la différence. Voilà Jerusalema à l’extérieur “des églises et des synagogues”.

Sorti en décembre 2019, le morceau du jeune producteur Master KG et de Nomcebo est rapidement “diffusé sur

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Anna Sylvestre-Treiner