France

L'archevêque de Strasbourg, ancien polytechnicien, dénonce «l'inconsistance administrative» de l'État face à l'Église

Mgr Luc Ravel juge «vexatoire» le maintien de la jauge de 30 fidèles par messe. Il dépose un recours au Conseil d'État.

Mgr Ravel, archevêque de Strasbourg. PASCAL PAVANI / AFP

C'est un peu l'incendie dans l'Église de France. Conseil de crise dans la soirée de l'épiscopat, jeudi, pour voir comment répondre sur le terrain et juridiquement au refus du premier ministre de ne pas revoir dans l'immédiat, la limite de 30 personnes pour les messes malgré ce qu'avait promis le président de la République, mais également communiqués de toute part de nombreux évêques pour dire leur colère.

Parmi la centaine d'évêques de France, la réaction de Mgr Luc Ravel, archevêque de Strasbourg, mérite l'attention car cet ancien élève de Polytechnique raille particulièrement la sourde oreille gouvernementale : « Bien que n'ayant fait que l'École Polytechnique (X77), écrit-il dans un communiqué publié jeudi après-midi, je pensais savoir faire une règle de trois et appliquer une présence proportionnelle à nos immenses églises. J'apprends qu'il n'en est rien. »

Et avant d'annoncer un recours au Conseil d'État, il confie sa profonde déception : « Les annonces du président et celles du premier ministre concernant la reprise des cultes me laissent pantois, déconcerté et profondément déçu. La jauge de 30 personnes n'est pas une mesure sensée mais une précaution vexatoire. »

Bien que n'ayant fait que l'École Polytechnique (X77), je pensais savoir faire une règle de trois et appliquer une présence proportionnelle à nos immenses églises. J'apprends qu'il n'en est rien

Mgr Luc Ravel, archevêque de Strasbourg

L'archevêque de Strasbourg attaque ensuite les consultations sans suite du gouvernement : « L'habitude gouvernementale semble désormais bien prise de ne jamais tenir compte des propositions émanant de l'épiscopat français, propositions pourtant prudentes, intégrant l'extrême gravité de la crise dans laquelle nous sommes et en phase avec la détresse des personnes et des entreprises. »

Ce qui ne doit pas rompre pour autant le dialogue : « La tradition de l'Église catholique reste de poursuivre inlassablement le dialogue avec le gouvernement tout en manifestant son profond désaccord par tous les moyens légaux et politiques. J'attends personnellement une rencontre entre nos représentants et le Premier ministre pour le faire le point sur une liberté de culte au bord de la rupture. »

Le tout dans un esprit « non de mauvaise humeur » mais de « réponse par le bien aux inconsistances administratives. » Cela dit il prévient : « Je ferai moi-même recours auprès du Conseil d'État contre des mesures que j'estime disproportionnées. »

À VOIR AUSSI – «Les lieux de culte accueilleront 30 personnes puis cette jauge évoluera progressivement», annonce Jean Castex

L'archevêque de Strasbourg, ancien polytechnicien, dénonce «l'inconsistance administrative» de l'État face à l'Église

S'ABONNER

Football news:

Agüero a contracté un coronavirus
Pogba à propos de la 1ère place dans la premier League: Manchester United est encore loin du trophée. Ce n'est pas suffisant
Rebić et krunić ont été guéris de kovid, Theo - un test de faux positifs
Leandro Paredes: on Veut voir Messi au PSG, c'est naturel. J'espère qu'il sera chez nous
Caen-Neuer: 196 matchs Félicitations, c'est vous qui avez atteint mon record
Klopp sur la forme de Liverpool: il est Tout à fait normal que de telles questions soient posées. Ce niveau de pression est un privilège
Dans la polyclinique, le salaire est de 25 mille. C'est une catastrophe. Congé du médecin shinnik: 6 heures par jour, il a emmené les médecins sur les patients pour qu'ils ne marchent pas