France

L’extrême droite progresse dans les Marches

Région des Marches (Italie)

De notre correspondante

L’extrême droite progresse dans les Marches

« Ne votons pas pour qui est l’héritier du fascisme ! », s’époumone Daniele Lanni, représentant local de la Confédération générale italienne du travail. Sous les palmiers de San Benedetto del Tronto, à 85 km au sud d’Ancône, la gauche abat ses dernières cartes pour éviter de perdre les Marches, région gouvernée par la Démocratie chrétienne puis le centre gauche depuis l’après-guerre.

Des six régions italiennes appelées aux urnes dimanche 20 et lundi 21 septembre, cette terre au paysage froissé par les séismes est la moins médiatique. Peu peuplée, enclavée (pas de TGV ni d’aéroport), ni riche ni pauvre, elle est pourtant celle risquant avec le plus de certitude de basculer à droite. « Et pas n’importe quelle droite : celle incitant à la haine des migrants et qui veut reléguer les femmes à la maison », insiste Maurizio Blasi, ancien rédacteur en chef de la Rai régionale.

Parmi les cibles de la gauche, le mouvement d’extrême droite Fratelli d’Italia (Fdi) et son représentant local Francesco Acquaroli. Cet homme de 45 ans encore peu connu est le candidat d’une coalition de partis de droite (Lega, Fratelli d’Italia, Forza Italia et Union des démocrates-chrétiens et du centre), que les sondages donnent gagnante avec plus de 15 points d’avance. À elle seule, la formation Fratelli d’Italia (Fdi) est passée de 7 à 15 % d’intentions de vote en un an.

Sa cheffe, Giorgia Meloni, est la dirigeante politique la plus appréciée derrière l’actuel président du Conseil Giuseppe Conte et le ministre de la santé Roberto Speranza. « Elle est forte, décidée, veut lutter contre l’immigration clandestine liée ici au trafic de drogue et à la mafia, j’ai confiance en elle », martèle Paolo, électeur de ce parti fondé en 2012 sur les cendres du Mouvement social italien (néo-fasciste) et d’Alleanza nazionale (extrême droite). « Les Marocains, Tunisiens et autres Africains qu’on voit ici préfèrent mendier que faire les vendanges », affirme haut et fort à une terrasse de café ce retraité de l’industrie automobile après avoir refermé la Gazzetta dello sport.

À sa soirée de fin de campagne, un peu plus haut sur la côte Adriatique, devant un parterre de drapeaux italiens, le candidat Fdi ne dit mot sur l’immigration. Il s’agit d’être plus présentable que la Ligue, en roue libre sur le sujet et en décrue au niveau national. « Ce n’est pas un thème de ces élections qui concernent la santé, les transports, le financement des petites et moyennes entreprises, l’attribution des fonds européens », insiste Francesco, 23 ans et militant depuis le lycée.

Selon lui, la gauche « nous fait de faux procès, comme avec ce dîner de commémoration de la marche sur Rome de Mussolini auquel notre candidat n’a fait que passer et dont il ignorait l’objet ». Un autre électeur refusant de donner son nom votera Fdi pour « dire stop à l’immigration incontrôlée et à la délinquance » et parce que « c’est le seul parti cohérent à n’avoir jamais fait d’alliance avec le Parti démocrate (centre gauche, NDLR) et le Mouvement 5 étoiles (anti-système, NDLR) ».

Un peu plus loin dans les terres, à Ascoli Piceno, Fdi a gagné la mairie il y a un an. Hérissée de tours médiévales, la cité de 48 000 âmes l’est aussi de grues, stigmates de tremblements de terre survenus dans le centre de l’Italie en 2016 et 2017. Toujours en cours, les travaux de reconstruction et de sécurisation sont une autre raison du vote contestataire attendu dans les Marches.

« En quatre ans, la région de centre gauche n’a rien fait ! Des milliers d’habitants vivent encore au milieu des décombres. L’école qui nous amenait des clients n’a jamais rouvert », se désole une marchande de confiseries du centre historique.

La commerçante vante le rôle de son maire d’extrême droite durant le Covid. Il a mis en place des courses alimentaires solidaires, distribué des masques, et parlé tous les soirs sur les réseaux sociaux… « Je compte voter pour son parti pour qu’il y ait un changement, conclut-elle. Enfin… si mon mari est d’accord. »

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