France

La classe politique rend hommage à Valéry Giscard d'Estaing, l'Européen qui a su «moderniser» la France

Quelques minutes seulement après l'annonce de la disparition de l'ancien président, décédé «des suites du Covid», de nombreux élus de tous bords ont salué sa mémoire.

La République est en deuil. Un an seulement après Jacques Chirac, la France pleure la disparition d'un autre ancien chef de l'État avec la mort de Valéry Giscard d'Estaing. Décédé mercredi «des suites du Covid-19», selon sa famille, l'ancien locataire de l'Élysée (1974-1981) a immédiatement reçu un hommage unanime et appuyé de l'ensemble de la classe politique.

C'est ainsi «avec une grande tristesse» que son lointain successeur, Nicolas Sarkozy, a salué sur Twitter la mémoire d'«un homme qui a fait honneur à la France» et «qui aura toute sa vie œuvré au renforcement des liens avec les nations européennes, cherché et réussi à moderniser la vie politique, et consacré sa grande intelligence à l'analyse des problématiques internationales les plus complexes». Pour François Hollande, la France «perd un homme d'État qui a fait le choix de l'ouverture au monde», saluant un homme «résolument européen» mais qui n'a «pas toujours été compris». Rendant hommage à un «président qui a modernisé la France», François Hollande a rappelé les réformes menées par Valéry Giscard d'Estaing qui a aussi «contribué au renforcement du couple franco-allemand, à la mise en place de l'union monétaire et à l'ouverture du Marché commun».

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Idem pour le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, qui s'est fendu d'un communiqué dans la nuit pour dire adieu au «grand démocrate et grand européen que fut Valéry Giscard d'Estaing». Le quatrième personnage de l'État, qui «proposera au Bureau de l'Assemblée nationale l'apposition d'une plaque à son ancien siège, dans l'hémicycle», a ensuite énuméré le précieux legs de l'Auvergnat, qui «modernisa notre République». «La majorité à 18 ans, la légalisation de l'IVG, la création d'un secrétariat d'État à la Condition féminine sont quelques-unes des audaces dont lui est redevable notre époque», a-t-il jugé. «L'idéal européen perd l'un de ses fondateurs, la France, un président qui lui a apporté modernité et audaces», a-t-il complété sur Twitter.

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Concert de louanges

Les centristes, dont «VGE» a longtemps été le patron charismatique en dirigeant l'UDF, ont eux aussi apporté leur voix au concert de louanges. Contacté par l'AFP, François Bayrou a regretté la perte d'un modèle, qui «a fait souffler un grand vent de modernité sur la société française», qui «avait tous les dons», et qui «dominait presque naturellement par sa prestance, sa distinction, sa langue, la vivacité de son intuition». «Pour des générations entières, notamment pour ceux qui se sont engagés auprès de lui dans leur jeunesse, il a fait souffler un grand vent de modernité sur la société française et fait naître un immense espoir de dépassement et de rassemblement».

Le chef de file des Républicains, Christian Jacob, a rendu «hommage au président Giscard d'Estaing qui aura incontestablement marqué de son empreinte la Vème République. Il œuvra avec conviction et détermination à la modernisation de notre société». Quant à François Hollande, il a cru bon de rappeler les obstacles auxquels son défunt prédécesseur s'était heurté, comme le «désir de changement représenté par la gauche» et François Mitterand au début des années 1980. «Il avait eu l'intuition que la France, pour être gouvernée dans la stabilité, devait rassembler deux Français sur trois. Il n'a pu y parvenir. Conscient de sa grande intelligence, qu'il mettait au service de son pays, il espérait apparaître comme un président simple et proche des Français. Il n'a pas toujours été compris», a-t-il développé.

«Le coeur gros !»,Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre (2002-2005), a également réagi: «V. Giscard d'Estaing restera le Président de la modernité et de la réforme. Il a soulevé nos espoirs, il a créé notre admiration. Les jeunes et les femmes ont trouvé avec lui une place nouvelle dans la République. La démocratie française s'est affirmée Europeenne...» a-t-il écrit sur Twitter.

Enfin, la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, a elle aussi tenu à adresser ses «condoléances aux proches de Valéry Giscard d'Estaing», le «président d'une France en crise» qui «fut l'artisan de nouvelles libertés publiques et d'un ardent soutien du progrès technologique». «En 2018, il confessa que sa plus grande erreur fut d'instaurer le regroupement familial », a toutefois tenu à préciser l'ancienne finaliste de la présidentielle, qui souhaite abroger cette mesure, qu'elle considère comme une catastrophe pour le pays sur le plan migratoire.

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