France

La difficile hiérarchisation des tests de dépistage du Covid-19

Tester moins, mais plus efficacement. À l’heure où la circulation du virus s’accélère, l’urgence n’est plus d’augmenter les capacités de dépistage, mais d’en hiérarchiser l’accès, a expliqué le ministre Olivier Véran lors d’une conférence de presse, jeudi 17 septembre. Cibles prioritaires : les personnes symptomatiques, les cas contacts mais aussi les soignants et les aides à domicile.

« Cette doctrine de priorisation n’est pas nouvelle puisque ces instructions nous ont été communiquées dès la troisième semaine d’août », rappelle Lionel Barrand, président du Syndicat national des jeunes biologistes médicaux. Ce sont les critères de hiérarchisation qui restent trop flous selon lui. « On nous demande de nous baser sur des symptômes, or les symptômes sont quelque chose de subjectif. Est-ce à nos secrétaires de vérifier que telle personne a bien de la température ? Non seulement elles n’ont pas le temps de le faire, mais elles n’y sont pas habilitées », argue le biologiste.

Comme nombre de ses confrères, Lionel Barrand plaide pour qu’un « critère objectif » l’emporte sur tous les autres. En l’occurrence, la prescription d’un médecin qui, au vu des symptômes ou de la situation de son patient, aura jugé un dépistage utile. Mais ce sont aussi les différentes méthodes de dépistage que la profession regarde avec attention, dans l’espoir qu’elles permettent de désengorger les laboratoires.

La Haute Autorité de santé (HAS) prévoit de rendre cette semaine un avis sur les tests antigéniques – réalisés par prélèvement nasal mais dont les résultats s’obtiennent en moins de trente minutes et sans l’intervention de machine. Mais elle a déjà en partie statué sur les tests salivaires. À partir des résultats intermédiaires de l’étude Covisal, menée en Guyane sur plus de 700 personnes, elle estime que la fiabilité de ce test, réalisé à partir d’un crachat, n’est comparable à celle du test nasopharyngé qu’à condition que la personne présente des symptômes.

Ses performances sont en revanche très médiocres pour les cas asymptomatiques qui, eux, passent largement entre les mailles du filet. « Nous raterions trois personnes positives sur quatre, soit un taux d’erreur de plus de 75 % », signale Dominique Le Guludec, présidente de la HAS. Laquelle recommande donc l’utilisation et le remboursement de ces tests pour « des malades symptomatiques pour lesquels le test nasopharyngé est difficile ou impossible à faire, par exemple les enfants, les personnes très âgées et celles présentant des troubles psychiques. »

Ces tests auront l’avantage « de faire venir des gens qui ont peur du prélèvement nasopharyngé, mais ils ne mettront pas fin aux embouteillages dans les laboratoires », réagit Laurent Kbaier, biologiste de Biogroup. Dans le Var, son laboratoire, « calibré pour traiter entre 130 et 150 patients par jour », en reçoit désormais jusqu’à 350. Seul remède à l’engorgement selon lui : ouvrir des centres de dépistage du coronavirus. Une piste d’ores et déjà explorée par le ministre de la santé, qui a annoncé l’ouverture prochaine de vingt centres de ce type en Île-de-France, où les personnes prioritaires bénéficieront de plages horaires réservées.

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