Il y a deux mois, il avait annoncé ne pas se représenter aux élections législatives de septembre 2021. Après trente ans de vie politique, le temps était venu pour lui de “faire autre chose”, de se vouer à “d’autres projets”, rappelle la Süddeutsche Zeitung.

Dans la soirée du dimanche 25 octobre, le vice-président du Bundestag, Thomas Oppermann, est mort soudainement, alors qu’il s’apprêtait à donner une interview à la télévision. Il avait 66 ans.

Un social-démocrate pragmatique

Parlementaire d’abord en Basse-Saxe, puis au Bundestag – dont il était le vice-président depuis les élections de 2017 – Oppermann regrettait de n’avoir jamais été ministre fédéral de l’Intérieur pour, “entre autres, mettre en œuvre une politique migratoire progressiste et contrôlée”, raconte encore le quotidien de Munich, qui le qualifie de “social-démocrate pragmatique”.

Pour la Frankfurter Allgemeine Zeitung, c’était “un fin orateur, un juriste éprouvé et un de ceux qui rythmaient avec énergie la vie du parti”, tandis que Die Tageszeitung voit en lui “un esprit indépendant” et, “pour une personnalité politique de haut rang, [un être] plutôt normal”.

L’ensemble de la classe politique émue

“Thomas Oppermann n’avait pas le goût des pirouettes idéologiques, il avait les pieds bien sûr terre”, ajoute le quotidien conservateur Die Welt, qui le classe “plutôt à l’aile droite du parti” pour “son attachement à la sécurité intérieure autant qu’à la politique sociale”.

Des messages respectueux parviennent de toute la classe politique, “bouleversée et triste”, à l’instar de la chancelière Angela Merkel. “Même ses adversaires sont sous le choc”, pointe la Frankfurter Rundschau, qui rappelle que l’homme fut aussi ministre régional et président du groupe parlementaire SPD au Bundestag. Thomas Oppermann laisse derrière lui une compagne et quatre enfants.