France

Le festival de Cannes, à Cannes, coûte que coûte

Il n’était pas question que le Festival de Cannes restât à quai, alors que tous les autres (Bologne, Angoulême, Venise, Deauville, Saint-Sébastien, Lyon, Pusan en Corée du Sud) avaient réussi à se faufiler au milieu des contraintes sanitaires, gestes barrières, distances physiques et jauges réduites.

Aussi, après avoir « promené » l’essentiel des 56 films de la Sélection Officielle chez les uns et chez les autres, on peut comprendre la frustration, l’agacement et l’orgueil froissé que pouvaient éprouver les promoteurs du plus important et du plus retentissant festival de cinéma au monde. Pas question, donc, que cette édition 2020 devînt un fantôme, une année creuse, un trou dans l’histoire de la manifestation. Pas question d’abdiquer, ni de laisser une page blanche dans le chapitre que les autres avaient rempli, vaille que vaille.

Une version symbolique

Aussi a-t-il été décidé en toute hâte, avec le soutien actif de la mairie de Cannes, d’en organiser une version symbolique, réduite à trois jours, fin octobre, et à la projection dans le prestigieux auditorium Lumière de seulement 4 films sur les 56 retenus. Seront donc présentés deux films français et deux longs-métrages étrangers, à parité parfaite hommes-femmes…

Pour la soirée d’ouverture, mardi 27 octobre, à 18 heures, Un triomphe, d’Emmanuel Courcol, suivi mercredi 28 octobre, par Beginning (Au commencement), de la Géorgienne Déa Kulumbegashvili (auréolée de quatre prix, récoltés au Festival de San Sebastian) et jeudi 29 octobre, le dernier jour, de True Mothers, de la Japonaise Naomi Kawase et, en clôture, du film de Bruno Podalydès, Les Deux Alfred.

« Un condensé du bonheur d’être à Cannes »

Symbole pour symbole, une Palme d’or sera même décernée, jeudi en fin d’après-midi, au terme de la compétition-éclair (une matinée !) de 11 courts-métrages par un jury composé de cinéastes (Claire Burger, Déa Kulumbegashvili, Rachid Bouchareb), d’acteurs (Céline Sallette, Damien Bonnard) et d’un producteur (Charles Gillibert). Un prix sera aussi remis la veille à l’un des 17 films courts de la sélection 2020 des écoles du monde entier de la Cinéfondation. « C’est un condensé du bonheur d’être à Cannes », affirme, haut et fort, Thierry Frémaux, son délégué général, fort de la réussite de son festival Lumière, début octobre à Lyon, qui a servi de base arrière.

→ ENTRETIEN. Thierry Frémaux : « Le cinéma est au cœur de nos vies »

Mais à quelques jours seulement de l’événement est tombée l’annonce du couvre-feu qui contraint à ramasser les projections en journée, plutôt qu’en soirée, d’annuler les dîners traditionnels, et à envoyer les professionnels, à la brune, s’abriter dare-dare dans leurs chambres d’hôtel. En espérant qu’un confinement, fût-il local, ne vienne figer en plein élan cette valeureuse tentative de sauver les meubles…

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