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France

Le mystère des rochers gravés de Plougastel bientôt percé

De nombreuses personnes se sont rendues sur les lieux pour tenter de déchiffrer les inscriptions sur cette pierre principale de 2 m de haut pour 1,60 m de large.
De nombreuses personnes se sont rendues sur les lieux pour tenter de déchiffrer les inscriptions sur cette pierre principale de 2 m de haut pour 1,60 m de large. (Le Télégramme/Didier Déniel)

Soixante-et-une tentatives d’explication du mystère des rochers gravés, venues du monde entier, ont été adressées à la ville de Plougastel-Daoulas. La bonne réponse sera dévoilée en février 2020.

1 Comment ont été découvertes ces pierres ?

Il y a cinq ans, Michel Paugam, adjoint au maire de Plougastel (29), était approché par des habitants lui indiquant qu’ils avaient découvert, au bord de la mer, plusieurs rochers gravés à proximité du fort du Corbeau, une des anciennes places fortes de la rade de Brest. Les mois avaient passé. Au printemps dernier, n’ayant pas réussi à traduire ces mots gravés dans le granit, l’élu, féru d’histoire locale et de patrimoine, a proposé de lancer une sorte de concours baptisé Champollion du nom du grand spécialiste des hiéroglyphes, en vue d’en connaître la signification. Ces inscriptions comportaient également le dessin d’un bateau à voile et des dates : 1786, 1787, puis 1920.

2 Combien de dossiers aboutis ont été remis à la mairie ?

Dans les semaines qui allaient suivre, près de 600 dossiers de participation étaient demandés à la mairie ou par internet. Chaque dossier comportait le même matériel. À savoir un descriptif du lieu, ainsi que des cartes et des photos des inscriptions. « Nous avions fixé la date butoir pour participer au 30 novembre. À cette date, 61 dossiers ont été remis à la mairie », précise aujourd’hui Michel Paugam. Dix d’entre eux paraissent bien plus aboutis que les autres, plus sérieux. D’autres sont beaucoup plus farfelus, voire incohérents.

3 Qui a participé à ce concours ?

« Nous avons reçu des dossiers provenant de la France entière, poursuit Véronique Martin, chargée de mission chargée des activités maritimes, du tourisme et du patrimoine. D’autres nous sont parvenus de Russie, d’Espagne, du Canada, des États-Unis, mais aussi de Thaïlande. On a été très surpris ». Certains participants ont une solide formation universitaire, comme ce Parisien spécialiste des hiéroglyphes ou ce doctorant de langues celtiques.

La plupart des thèses qui tiennent réellement la corde, se rejoignent pour établir que les inscriptions ont été faites par un même homme. « On retrouve la même calligraphie, précise Michel Paugam. La même profondeur dans la pierre ».

4 De quand dateraient ces inscriptions ?

Les thèses les plus plausibles les datent du XVIIIe siècle. « Avec cette énigme, on va découvrir tout un pan enfoui de l’histoire de la rade de Brest », avance Michel Paugam qui en sait bien plus qu’il n’en dit. « Nous n’avons pas eu le temps de lire les 1 500 pages qui nous sont parvenues, précise Véronique Martin. Logiquement à la fin janvier, nous serons fixés, précise la chargée de mission. À la mi-février, nous devrions remettre le prix de 2 000 € ». Dans les mois qui suivront une copie 3D du principal rocher devrait être réalisée et exposée au musée de la fraise et du patrimoine, qui se situe dans le bourg.

5 Comment a été constitué le jury ?

Il est composé de sept membres, présidés par Dominique Cap, le maire. On y retrouve Michel Paugam, Véronique Martin, Stéphane Michel, conseiller municipal, mais aussi deux historiens professeurs à l’UBO : Yves Coativy et Philippe Jarnoux. Y siège également Bruno Calvez, journaliste qui collabore régulièrement au magazine l’Histoire.

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