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Le patron de Barclays visé par une enquête sur ses liens avec Epstein

LE PATRON DE BARCLAYS VISÉ PAR UNE ENQUÊTE SUR SES LIENS AVEC EPSTEIN
La banque britannique Barclays a annoncé jeudi que son directeur général, Jes Staley, faisait l'objet d'une enquête des autorités financières britanniques sur ses liens avec le milliardaire américain Jeffrey Epstein, accusé de trafic de mineures et décédé depuis. /Photo d'archives/REUTERS/Phil Noble

Phil Noble

LONDRES (Reuters) - La banque britannique Barclays a annoncé jeudi que son directeur général, Jes Staley, faisait l'objet d'une enquête des autorités financières britanniques sur ses liens avec le milliardaire américain Jeffrey Epstein, accusé de trafic de mineures et décédé depuis.

L'annonce de cette enquête, lancée par la Financial Conduct Authority (FCA) et la Prudential Regulation Authority (PRA), faisait chuter le cours de Barclays de 2,6% à la mi-journée, occultant des résultats financiers supérieurs aux attentes.

Selon la banque, Jes Staley est venu volontairement s'expliquer dès l'été 2019 sur ses liens avec Jeffrey Epstein et a assuré ne pas l'avoir vu depuis sa nomination à la tête de la banque en décembre 2015.

Sur cette base, le conseil d'administration de Barclays a estimé que son directeur général, de nationalité américaine, qui avait été en contact avec le milliardaire alors qu'il était en poste chez JPMorgan, avait été suffisamment transparent, a indiqué la banque dans un communiqué.

Accusé d'avoir "recruté" des dizaines de mineures entre 2002 et 2005, Jeffrey Epstein a été retrouvé sans vie le 10 août 2019 dans sa cellule du Metropolitan Correctional Center (MCC) à Manhattan, où il était détenu après son arrestation le 6 juillet. Une enquête a conclu à un suicide.

Barclays a par ailleurs publié un bénéfice imposable annuel de 6,2 milliards de livres sterling (7,4 milliards d'euros), en hausse de 9%, et supérieur à la moyenne des estimations d'analystes financiers recueillies par la banque elle-même.

Le groupe a en outre réaffirmé viser un rendement des fonds propres de 10% cette année.

(Lawrence White et Iain Withers, version française Marine Pennetier, édité par Marc Angrand)

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