France

Le silence sismique du confinement

Chaque jour apporte son nouveau lot d’études sur le Covid-19. Il y a les médicales, bien sûr, les sociologiques, les économiques, les climatiques, etc. Mais s’il est un domaine où l’on s’attendait peu à voir surgir l’épidémie, c’est bien la sismologie. Et pourtant, en confinant une bonne partie de l’humanité, le coronavirus a entraîné une baisse du bruit sismique, rapportent un groupe de chercheurs internationaux dans la revue Science (1).

→ À LIRE. Quand le confinement vient en aide aux sismologues

En temps normal, les voitures sur les routes, les trains sur leurs rails, les ouvriers sur les chantiers, les enfants qui jouent à l’école… toute activité humaine provoque en permanence des vibrations dans la terre, qu’enregistrent les stations sismiques comme un signal de fond. Certains événements font trembler la planète un peu plus fort et provoquent même des pics dans ce bruit continu, comme une explosion nucléaire ou une finale de Coupe du monde de football – le 15 juillet 2018, France-Croatie avait secoué la France, au sens propre du terme selon les mesures du sismologue Jérôme Vergne.

Le bruit au repos forcé

Mais à partir de février 2020, temps calme. La Terre a connu une tranquillité inégalée depuis le début des mesures sismiques. Au Sri Lanka, la station de l’île a enregistré une baisse de 50 % de ce bruit de fond dû aux activités humaines. Au cœur de New York, les nuits de Central Park vibraient 10 % de moins qu’en temps normal. À La Barbade, la saison touristique normalement riche en vols et croisières résonnait moitié moins que l’année précédente. Au total, sur les 268 stations sismiques prises en compte par l’étude à travers le monde, 185 montraient une réduction du bruit sismique ambiant.

Ce repos forcé a permis aux sismologues d’entendre les vibrations plus légères, normalement perdues dans le brouhaha ambiant. Un peu comme un instrument délicat auquel on ne prête pas attention dans un morceau avant d’entendre finalement un solo. L’étude rapporte par exemple avoir détecté un séisme avec une magnitude de moment de 5, à l’ouest de Mexico. Dans les circonstances ordinaires, ce tremblement de terre serait resté invisible pour les appareils, mais la réduction du bruit sismique de 40 % dans la région a permis de déceler le frémissement.

Entendre enfin ces « murmures sismiques » permet aux scientifiques de mieux savoir où les chercher, même quand le bruit ambiant aura retrouvé son niveau habituel. Comme cette passion du voisin pour Eddy Mitchell qui jusque-là passait inaperçue dans le bruit des terrasses de café. Même avec le déconfinement et la reprise des vrais diabolos menthe, impossible désormais d’ignorer l’interprétation de Couleur menthe à l’eau de l’autre côté de la cloison.

Pour les auteurs, « la meilleure connaissance du bruit anthropogénique permet de mieux l’exclure des données pour détecter les dangers sismiques ». Concernant le voisin, on cherche encore comment faire abstraction du karaoké.

Football news:

L'entraîneur-chef d'Arsenal, Mikel Arteta, a Commenté la décision de ne pas inclure le milieu de terrain Mesut Özil dans la candidature de L'équipe en premier League
L'ex-inspecteur de la FIFA Bartfeld sur le 2e but de Loco Red Bull: l'Arbitre s'est trompé. L'ancien inspecteur de la FIFA Nathan Bartfeld a déclaré que le deuxième but du Lokomotiv lors du match de Ligue des Champions contre le Red Bull, François Kamano, avait frappé le pied de son adversaire
Vinicius après 2-3 avec le Shakhtar: le Real Madrid est déjà concentré sur la victoire du Clasico
Coman sur la défaite de l'Atlético: le Bayern veut continuer à gagner. Nous avons bien joué
Filimonov sur Safonov et maksimenko dans l'équipe nationale: une question de temps
Milner à propos de 1-0 avec l'Ajax: Liverpool était important de montrer un bon match après une semaine de hauts et de bas
Lukaku a 4 + 2 lors de ses 3 derniers matchs en Ligue des Champions. Il a participé aux 6 buts de l'inter