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France

Le style Balenciaga en cinq dates

Portrait de Cristobal Balenciaga

© EFE AGENCIA/SIPA / EFE AGENCIA/SIPA EFE AGENCIA/SIP
Contemporains et successeurs n'ont jamais manqué d'admiration à l'égard du couturier espagnol Cristobal Balenciaga qui a, en tout temps, fait l'unanimité. « Le meilleur d'entre nous », disait de lui Christian Dior. Une gloire à laquelle va donc se mesurer Demna Gvasalia, directeur artistique de la maison. Gageons qu'il saura s'emparer des clefs du vocabulaire stylistique posé par le fondateur.

1938. L'œuvre au noir

Cristobal Balenciaga lance sa maison de couture cette année-là. Tout de suite, il fait du noir sa couleur de prédilection. Une non-couleur difficile à maîtriser dont il s'empara pour en faire une des signatures de sa maison de haute couture. Cette adoration pour un noir si espagnol évoque le souvenir des ducs de Bourgogne qui l'adoptèrent pour marquer leur deuil à la suite de l'assassinat de Jean sans Peur, le 10 septembre 1419.

Modèle immortalisé dans les rues de Paris en 1955 lors de la présentation de la collection Balenciaga. 

© - / INTERCONTINENTALE / AFP
1950. La précision de la coupe

Alors que Dior invente le new-look, Balenciaga s'adapte et repense le tailleur. Il le modernise en jouant avec les traditions – boutonnières extravagantes, encolure se transformant en cape, manches ballons, jeu d'épaulettes – et l'inscrit dans son ADN. Ses tailleurs deviendront synonymes d'une précision incomparable.

1957. L'ère Baby Doll

La silhouette trapèze est une ligne caractéristique du style Balenciaga. Il s'emploie à la développer dès 1947, mais ce n'est que dix ans plus tard qu'il la perfectionne. La taille est effacée, la silhouette totalement déconstruite. La robe Baby Doll est le résultat de ces années passées à rechercher un tombé sobre et harmonieux.

Robe de soirée issue de la collection haute couture dévoilée en mars 1956 à la maison Balenciaga. 

© - / INTERCONTINENTALE / AFP
1960. Sortir le grand jeu

Cristobal Balenciaga habilla ce qu'on appelait encore le monde. Il insuffla à ces collections une dose de charme, de luxe et de romance. Ses robes de bal brodées, à nœuds, à plumes, ou simplement coupées en biais animèrent de leur splendeur les événements mondains du monde entier. Cet aspect de son travail se lit notamment à travers une robe de soirée portée par Simone d'Aillencourt photographiée par Richard Avedon en 1960.

1967. L'oversize avant l'heure

Le couturier a toujours lutté à sa façon contre les carcans d'une mode emprisonnant les femmes dans leurs corsets. Il y arrive définitivement en créant une robe de mariée à la couture unique. À l'aube des années 1970 et un an avant de prendre sa retraite, Balenciaga libère totalement la femme.

À voir :

L'exposition « Alaïa et Balenciaga sculpteurs de la forme » ouvre à l'Association Azzedine Alaïa : deux maîtres de la couture et de la coupe dans un face-à-face amical, leurs créations dialoguant dans un même langage. Sont exposés plus de quatre-vingts modèles provenant des archives d'Azzedine Alaïa. Jusqu'au 28 juin, 18, rue de la Verrerie, Paris (4e), https://associationazzedinealaia.org.

Le couturier habilla aussi les hôtesses de l'air de chez Air France.

© Keystone-France / Gamma-Keystone / Gamma-Keystone via Getty Images
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