France

Les concerts « live » sur Internet au diapason avec les fans

Confinement oblige, les artistes ont d’abord bricolé des performances, depuis leur salon, diffusés sur les réseaux sociaux. Le « live » en ligne, gratuit ou payant, est désormais un business, parfois à grand spectacle, qui peut être rentable.

Par Stéphane Davet

Temps de Lecture 8 min.

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Quelle fin d’année ! Après les récents concerts de Billie Eilish, Metallica, Kylie Minogue, Burna Boy, Dua Lipa ou le retour de Boy George, le public français peut encore prendre ses billets pour les shows de Katie Melua (le 4 décembre), Liam Gallagher (le 5), M Pokora (le 8), Gorillaz (les 12 et 13) ou Gims (le 20), avant de fêter la Saint-Sylvestre avec des dizaines de DJ au festival Tomorrowland (le 31). En attendant d’assister, en janvier 2021, à une série de performances de Björk, jouant chaque dimanche avec un ensemble orchestral différent.

Non, vous n’avez pas raté un épisode du (dé)confinement. Tournées et festivals sont malheureusement toujours à l’arrêt. Cet agenda de concerts surchargé n’est pas celui du live, mais du « livestream ». Un mot désignant des spectacles filmés, diffusés en direct ou en différé sur Internet, parfois en accès libre, de plus en plus souvent payants. En 2020, ces prestations se sont multipliées et structurées au rythme d’une pandémie plongeant l’industrie du spectacle vivant dans une crise inédite. Au point d’esquisser de nouveaux modèles économiques et artistiques et de générer une vague d’entrepreneurs.

Maintenir un lien avec le public

Au printemps, ont d’abord proliféré les initiatives de musiciens et chanteurs cherchant à maintenir un lien avec leur public. Telles des bouteilles jetées dans la mer du confinement, de petits concerts bricolés à la maison devant smartphone ou ordinateur ont envahi les réseaux sociaux (Facebook, Twitch, YouTube…). Si certains soignèrent plus que d’autres leur prise de son (Matthieu Chedid) ou leurs visuels (les « Fireside sessions » de Neil Young), ces moments d’abord touchants connurent vite leurs limites techniques et créatives. Sans parler d’une gratuité peu tenable en ces temps de disette.

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« Au bout d’un moment, on a vu apparaître dans ces streams des appels aux dons, destinés à des œuvres caritatives ou aux artistes eux-mêmes, rappelle Yvan Boudillet, le patron de TheLynk, société de conseil spécialisée dans la musique et les nouvelles technologies. Puis les musiciens anglophones et leur management ont commencé à réfléchir à la solution du pay per view en se rapprochant de plates-formes de streaming déjà existantes, comme StageIt, avant que n’émergent de nouvelles offres intégrant des systèmes de production, de billetterie et de marketing plus élaborés. »

Un doute planait sur l’adhésion des fans et la rentabilité possible de ces propositions. Jusqu’à ce que, le 14 juin, le groupe coréen BTS rassemble 757 000 spectateurs du monde entier lors du livestream de leur concert Bang Bang Con, produit par leur agence de management Big Hit (les tournées de BTS étant habituellement organisées par Live Nation). Mis en ligne par la société américaine Kiswe Mobile, ce concert virtuel aurait rapporté plus de 23 millions d’euros aux stars de la K-pop, l’équivalent pour eux d’une tournée de quarante dates.

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