France

Les Français veulent changer de politique mais pas de premier ministre

Changer de politique et de ministres, sans remplacer le premier d'entre eux. La sentence a tout d'une nouvelle déclinaison du «en même temps» macroniste. Elle résume en réalité la volonté d'une majorité de la population, selon le sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et France Info, publié jeudi.

Le chef de l'État avait promis de se «réinventer» après la crise sanitaire, les Français le prennent au mot. Jusqu'à la fin de son quinquennat, 75% d'entre eux souhaitent qu'Emmanuel Macron réforme son action politique. Les deux-tiers (67%), tous bords politiques confondus, estiment que ce nouveau cap passe par un renouvellement du gouvernement.

59% des Français contre un départ de Philippe

Mais pas par un changement du premier ministre, Édouard Philippe, à l'hôtel Matignon depuis trois ans : 59% des Français désapprouvent un éventuel départ. À cet égard, Le Havre (Seine-Maritime) prend des allures de sismographe de l'opinion publique : une même proportion d'électeurs (58,83%) y a soutenu dimanche la liste (divers centre) menée par le premier ministre. Un triomphe local au retentissement national. Dans l'opinion, seuls les soutiens de La France insoumise (LFI) et du RN réclament en majorité (respectivement à 65% et à 57%) la nomination d'un nouveau premier ministre.

«Les Français sont décidément “dégagistes”, mais le populaire Édouard Philippe échappe à ce grand coup de balai souhaité par l'opinion», relève Gaël Sliman, président de l'institut Odoxa. Selon le dernier baromètre Kantar-Le Figaro Magazine , la cote de confiance du premier ministre bondit même de 10 points par rapport à mars, pour atteindre 40%, devant Emmanuel Macron (33%, + 5 points). L'épreuve de la crise sanitaire, traversée par l'exécutif, a renforcé l'assise du chef de la majorité.

Vœu d'un tournant vert

Sera-t-il pour autant l'homme du tournant écologique et social, souhaité par 67% des Français selon notre sondage ? «(Emmanuel Macron) sait ce que j'incarne, ce que je peux faire et ce que je ne peux pas faire», a prévenu le transfuge des Républicains dans Paris-Normandie, le 16 juin dernier. Le vœu d'une inflexion social-écologiste reste formulée par la plupart des sympathisants politiques, quelle que soit leur appartenance, à l'exception de ceux du Rassemblement national (RN, 53% y sont opposés).

Emmanuel Macron semble vouloir emprunter ce chemin : il a promis de «reconstruire une économie forte, écologique, souveraine et solidaire», dans sa dernière allocution télévisée. Et repris la quasi-totalité des propositions de la Convention citoyenne pour le climat, lundi, au lendemain de la poussée des Verts dans les grandes villes.

À l'issue des élections municipales et intercommunales, le chef de l'État est conscient qu'il ne peut échapper à l'avancée d'Europe Écologie-Les Verts (EELV) dans le paysage politique. Un mouvement considéré comme un parti «d'avenir» par la plupart (63%) des Français, convaincus en majorité qu'il est «utile à notre vie politique» (61%) et qu'il défend des valeurs qu'ils partagent (55%). Les Verts devront toutefois relever le défi de la crédibilité : leur parti est jugé dangereux pour l'économie par 59% de la population.

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