France

Ligue des champions : victorieux à Manchester, le PSG revient de loin

Malgré un match difficile et la perspective d’une élimination précoce, le Paris-Saint-Germain l’a emporté (3-1) et prend une option sur les huitièmes de finale, à une semaine de clore le premier tour.

On se demandait bien où le capitaine commencerait le match. Titularisé en défense centrale, et non au milieu de terrain, Marquinhos s’est surtout trouvé en position d’attaquant au moment idoine pour le Paris-Saint-Germain (PSG). Jamais le dernier pour apporter le surnombre sur coups de pied arrêtés. Exact au rendez-vous pour sauver le PSG, finalement victorieux (3-1) sur le terrain de Manchester United, mercredi 2 décembre, pour son avant-dernier match du premier tour, après avoir redouté le pire pendant plus d’une demi-heure.

Bonne nouvelle pour le PSG : le club a pris la deuxième place du groupe H de la Ligue des champions à égalité de points avec son adversaire du soir (premier, à la différence de buts particulière) et Leipzig (troisième) ; en position idéale pour accéder aux huitièmes de finale, puisqu’un match nul suffira, la semaine prochaine, contre Istanbul Basaksehir, bon dernier et déjà éliminé. Mauvaise nouvelle : Paris s’est de nouveau fait très peur.

En cas de match nul ou de défaite, les Parisiens auraient plutôt pris le chemin d’une possible élimination dès le premier tour de la compétition, avec la triste perspective d’un repêchage en Ligue Europa, la Coupe d’Europe bis.

L’égalisation de Marcus Rashford (1-1, 32e, tir contré par Danilo Pereira), réplique à l’ouverture du score express de Neymar (6e), a longtemps accrédité ce scénario catastrophe. Trente-sept longues minutes durant, Paris a semblé sans ressources. Jusqu’au surgissement de Marquinhos : un but du droit sans gardien en face, après une reprise contrée d’Ander Herrera, à la réception d’un corner (69e). Pas le plus dur, mais le plus important, avant un troisième pour la route, à nouveau de Neymar (90e +1).

« Courage »… et chance

En de pareilles circonstances, « Marqui » préfère surtout souligner le « courage » et la « personnalité » de l’équipe, déjà malmenée (2-2) contre Bordeaux en championnat, samedi 28 octobre. Comprendre : sa faculté à garder espoir même au trente-sixième dessous. « En seconde période, […], le coach nous a donné beaucoup de confiance, il nous a dit’Prenez des risques’», relate le défenseur au micro de RMC Sport.

Le Brésilien oublie peut-être une qualité : la chance. Celle, énorme, d’être tombé sur une équipe de Manchester infichue de plier le match quand elle en a eu le loisir, loin de son standing d’antan. A 1-1, il faut se souvenir de ce loupé d’Anthony Martial en seconde période (49e). Ou de ce lob délicat d’Edinson Cavani (57e), heurtant la transversale d’un Keylor Navas battu sur ce coup-là.

Autres éléments favorables : cette expulsion de Fred (70e), puis cette sortie de Marcus Rashford sur blessure (74e), dans un stade d’Old Trafford sans supporteurs, en raison du Covid-19.

Cavani, depuis son départ estival, jouait pour la première fois contre le PSG. Malheureux sur son lob, le meilleur buteur de l’histoire du club (200 buts tout de même) a failli rejoindre la longue liste des ex-Parisiens auteurs d’un but au moment des retrouvailles.

Di Maria sur le banc

En août, le PSG avait déjà tremblé contre Bergame pour remporter son quart de finale de la précédente Ligue des champions. Egalisation de Marquinhos, déjà lui, dans le temps additionnel, but victorieux d’Eric Maxim Choupo-Moting. Avant une finale perdue contre le Bayern Munich, la première pour le club de la capitale, l’année de ses cinquante ans.

Pour la saison en cours, au soir d’une victoire longue à se dessiner, et après un premier tour décevant, le PSG peut déjà se satisfaire d’entrevoir les huitièmes de finale. « Nous sommes presque qualifiés, ça veut dire que nous ne sommes pas encore qualifiés, nuancé Thomas Tuchel. Etre presque enceinte, c’est ne pas être enceinte. »

Mercredi soir, l’entraîneur allemand de Paris avait misé sur l’effet de surprise : Moise Kean titulaire à la place d’Angel Di Maria. Déjà buteur contre Bordeaux, mais peu en vue contre les Red Devils, l’attaquant italien a pris place aux côtés du duo habituel Mbappé-Neymar –binôme dont le PSG demeure encore trop dépendant.

Mardi 8 décembre, un succès contre les Turcs de Basaksehir – déjà éliminés – garantirait aux Parisiens une première place du groupe H. Sans faire oublier, pour autant, les deux matchs déjà perdus (contre Manchester à l’aller, au Parc des Princes, puis contre Leipzig en déplacement), pas plus que cette frayeur du soir.

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