France

Macron défend les privilégiés en baissant le niveau de vie de la majorité

Par Gérard Le Puill

Mardi dernier, quelques heures avant l’intervention télévisée du président de la République sur la réduction partielle du confinement en trois étapes, l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) publiaient cinq notes de conjoncture sur l’état de notre économie. Dans celle consacré au bâtiment on pouvait lire ceci : « En novembre 2020, l’opinion des chefs d’entreprise du bâtiment sur leur activité prévue pour les prochains mois se dégrade fortement dans le contexte du deuxième confinement instauré le 30 octobre. Leur jugement sur leur activité récente est par ailleurs moins positif qu’en octobre. En novembre 2020, les entrepreneurs du bâtiment sont nettement plus pessimistes que le mois précédent quant à leur activité prévue pour les prochains mois : le solde d’opinion correspondant baisse fortement et passe bien au-dessous de sa moyenne de longue période ». On peut penser que les difficultés du commerce et celles des ménages renonçant à l’accession à la propriété, car touchés ou menacés par le chômage et la précarité de l’emploi, n’est pas de nature à entretenir l’optimisme dans le secteur du bâtiment.

Concernant l’industrie, la note de l’INSEE indiquait ceci : « En novembre 2020, les industriels assombrissent à nouveau leur opinion sur leurs perspectives personnelles de production (…) quasiment aucun secteur n’échappe à la détérioration du climat des affaires. Dans le secteur des biens d’équipement, le climat perd 3 points, avec notamment une baisse importante dans le sous-secteur des équipements électrique (- 5 points). Les climats des affaires de l’industrie agroalimentaire et des matériels de transport perdent chacun 2 points ». Cette note publie un tableau dans lequel il apparaît que le recul global des commandes auprès des industriels est de 31 % en novembre 2 020 par rapport à novembre 2 019. Le recul des commandes de produits industriels français à l’étranger est de – 43 % en novembre après -53 % en août, -43 % en septembre et -46 % en octobre.

Forte dégradation dans le commerce de gros et de détail

La troisième note de l’INSEE nous indique que « selon les chefs d’entreprise interrogés en novembre 2020, le climat des affaires du commerce de gros se dégrade un peu de septembre à novembre. L’indicateur qui le synthétise perd 3 points et s’établit à 87, bien au-dessous de sa moyenne de longue période (100). De mai à septembre, le climat (des affaires, N.D.L.R.) avait rattrapé seulement la moitié environ de sa chute liée au premier épisode de confinement. Entre septembre et novembre, les soldes d’opinion relatifs aux intentions de commande et aux perspectives générales d’activité tirent à la baisse le climat des affaires », selon l’enquête conduite entre le 28 octobre et le 19 novembre par l’INSEE.

Il n’est donc pas étonnant qu’en novembre 2020, « dans le contexte du deuxième confinement, le climat des affaires se dégrade très fortement dans le commerce de détail » en général comme dans le secteur du « commerce et de la réparation automobiles. À 72, l’indicateur qui le synthétise perd 23 points et se situe très en deçà de sa moyenne de longue période (100). Cette chute brutale est toutefois un peu moins prononcée que celle enregistrée en avril dernier (-30 points), l’indicateur étant alors tombé à son point le plus bas (60) depuis que la série existe (1 989) ». L’INSEE ajoute qu’en novembre 2020, « tous les soldes d’opinion relatifs à l’activité économique sur le futur proche chutent fortement, qu’il s’agisse des perspectives générales d’activité du secteur, des intentions de commandes ou des ventes prévues ».

Dans ce contexte, la liste des plans de licenciements risque de perdurer, la cinquième note publiée par l’INSEE quelques heures avant l’intervention du chef de l’État indique que « selon les chefs d’entreprise interrogés entre le 28 octobre et le 19 novembre 2020, les perspectives générales s’assombrissent fortement par rapport au mois dernier. Cette vague de pessimisme concerne en particulier, dans le contexte du deuxième confinement, le commerce de détail et les services, mais aussi l’industrie », commente l’INSEE.

Quand Total s’endette pour payer des dividendes

Concernant, les grandes firmes industrielles, l’Humanité a donné ces derniers jours quelques exemples illustrant le cynisme des grands patrons. Ils utilisent la pandémie du coronavirus pour réduire les effectifs afin d’augmenter les profits et maintenir le niveau des dividendes versés aux actionnaires. Lundi dernier Serge Paolozzi, militant CGT dans une filiale de General Electric à Villeurbanne dénonçait un plan d licenciement de 285 salariés sur un effectif de 459. Mardi le journal nous apprenait comment Emmanuel Faber, PDG de Danone, prenait prétexte de la chute des ventes d’eau minérales de ses marques comme Évian, Volvic et quelques autres, suite à la fermeture des restaurants, pour annoncer un plan de licenciements chez les salariés du siège. Le tout après avoir distribué 1,37 milliard d’euros en 2020, soit 8,2 % de plus qu’en 2019. Dans le journal d’hier, on apprenait par Thierry Defresne, délégué syndical central CGT chez Total, que la firme pétrolière dirigée par Patrick Pouyanné menaçait de supprimer 700 postes et prévoyait en même temps d’emprunter de l’argent auprès des banques afin de verser 7 milliards d’euros de dividendes à ses actionnaires alors que le bénéfice net sera compris entre 4 et 5 milliards d’euros !

Les quatre vérités de Fabien Roussel au président Macron

Tel sert la ligne de conduite des grands patrons en cette année 2020 qui voir l’économie du pays gravement fragilisée par la pandémie. Interrogé ce matin dans l’émission « les 4 vérités » avant le journal de 8 heures sur France 2, Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord s’est d’abord alarmé de l’explosion de la pauvreté en France, suite aux pertes d’emplois dans tous les secteurs et aux fermetures d’une multitude d’établissements commerciaux, fragilisant le quotidien de millions de personnes et obligeant et beaucoup à chercher de quoi se nourrir auprès d’organisations caritatives alors que cela ne leur était jamais arrivé auparavant.

Il a ensuite dénoncé la stratégie des firmes comme Renault, IBM, Danone, Bridgestone et d’autres. Elles profitent de la pandémie pour « délocaliser des productions industrielles en Turquie en Chine et ailleurs ». Elles font cela afin de « verser toujours plus de dividendes aux actionnaires ». Fabien Roussel a pointé le rôle joué depuis des années par Emmanuel Macron dans cette stratégie. Il a rappelé que cela commença en 2012, comme conseiller économique de François Hollande à l’Élysée, cela se poursuivit avec le même Emmanuel Macron comme ministre durant une partie de ce même quinquennat, puis président de la République depuis 2017. Le secrétaire national du PCF, qui a rencontré les travailleurs de 35 entreprises dans différentes régions du pays ces trois derniers mois, s’est prononcé pour une taxation des GAFA et pour le rétablissement de l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF), ce que le président Macron refuse toujours.

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