France

Marine Le Pen réclame la dissolution de l'Assemblée nationale

La perte de majorité absolue à l'Assemblée par LREM, les crises successives comme le changement de cap annoncé par l'exécutif, justifient de revenir devant les électeurs pour la présidente du RN.

Marine Le Pen à l'Assemblée nationale en mars 2020
Marine Le Pen à l'Assemblée nationale en mars 2020 LUDOVIC MARIN / AFP

Quitte à ce que le parti présidentiel perde sa majorité à l'Assemblée, pourquoi ne pas carrément en changer ? C'est, en clair, l'invitation que lance Marine Le Pen en réclamant, dans nos colonnes, la dissolution de l'Assemblée nationale : « Le chef de l'État nous a expliqué qu'il s'était trompé, qu'il allait faire une politique totalement différente. Dans une démocratie parfaite, cela doit pousser à revenir devant les électeurs, de surcroît quand on perd sa majorité et que nous sommes dans une succession de crises », argue la présidente du Rassemblement national qui réclame, en sus, l'élection des futurs députés à la proportionnelle et non plus au scrutin majoritaire.

En officialisant, ce mardi, la création d'un neuvième groupe à l'Assemblée nationale, 17 députés en rupture de ban avec la République en marche ont fait perdre, d'un siège, la majorité absolue détenue par le parti présidentiel depuis juin 2017. « La rupture de cette alliance de bric et de broc était prévisible, assure la députée RN du Pas-de-Calais au Figaro. Les élus de la République en marche n'ont pour seul point commun que d'avoir l'intuition de s'accrocher à la montgolfière Macron lors de la dernière présidentielle. Il est logique que cet attelage du pire de la droite et de la gauche se subdivise à nouveau sur la base de cet ancien clivage, au terme de crises successives. » Et offrent à la première opposante à Emmanuel Macron l'opportunité de réclamer, une fois encore, la dissolution de l'Assemblée nationale. Comme au lendemain de l'Affaire Cahuzac en 2013, des municipales de 2014 ou de la plus récente crise des gilets jaunes.

Constitutionnellement, la perte d'une majorité absolue à l'Assemblée nationale n'impose au chef de l'État ni de changer de premier ministre, ni de procéder à une dissolution. Des scénarios qui seraient pourtant à l'étude, afin d'ouvrir un nouveau chapitre du quinquennat et marquer politiquement la rupture induite par la crise sanitaire que traverse le pays. « Tout ça, c'est du rodéo, moque Marine Le Pen. Il ne s'agit pas de définir un cap, de savoir où l'on va, mais de rester le plus longtemps possible sur la bête. Sauf que la bête se débat, la France se débat, de plus en plus vigoureusement. Emmanuel Macron voit davantage la dissolution comme une chance d'être réélu qu'un moyen de respecter la démocratie. »

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