Au Parc OL,

Il fallait être sacrément optimiste pour imaginer cet OL (7e en Ligue 1) ne serait-ce que préserver toutes ses chances en vue du 8e de finale retour de Ligue des champions. Cohérents, parfois euphoriques et solidaires défensivement, les Lyonnais ont fait mieux que ça ce mercredi en l’emportant (1-0) contre la Juve. Comme un symbole de cette performance inattendue.

L’OL s’est d’un coup transcendé

Ça fait des siècles que les partenaires d’Anthony Lopes n’avaient pas eu droit à une telle clameur de leur stade (57.335 spectateurs) à la mi-temps d’un match, ni à un tel « Qui ne saute pas n’est pas lyonnais » au bout d’un money time irrespirable. Il leur a fallu 20 minutes pour rentrer dans leur sommet européen, avec une seule occasion chaude pour la Juve sur un centre-tir de l’inévitable Cristiano Ronaldo, qu’a manqué de peu de reprendre Juan Cuadrado (5e). Sinon, à l’image d’un Bruno Guimaraes sans complexe pour sa première au Parc OL, on a eu droit à un visage conquérant à partir d’un corner anodin gratté par Maxwel Cornet (21e).

De délicieuses anomalies

L’OL est inoffensif cette saison sur coups de pied arrêtés (seulement trois buts inscrits) ? Dès son premier corner de la rencontre, Houssem Aouar a trouvé Karl Toko Ekambi pour une tête repoussée par la transversale de Wojciech Szczesny (0-0, 21e). L'été dernier, Maxwel Cornet ignorait encore qu’il pourrait se retrouver un jour latéral/piston gauche ?

L’international ivoirien est venu suppléer Anthony Lopes ce mercredi en repoussant, juste devant la ligne de but, tel un taulier défensif, un nouveau centre dangereux de Cristiano Ronaldo (24e). Et que dire de Lucas Tousart (5 buts en 161 matchs avec l’OL jusque-là) ? Un an après avoir marqué au Camp Nou (5-1), le besogneux milieu défensif s’est mué en avant-centre pour conclure de volée un immense raid d’Houssem Aouar (1-0, 31e). C'est beau la confiance, non ?

L’OL a souffert mais a résisté à la triplette Ronaldo-Dybala-Higuain

Porté par un Houssem Aouar de gala, l’OL aurait pu faire le break en fin de première par Karl Toko Ekambi (41e).

Mais l’autre petit miracle de la soirée a été de conserver ce précieux but d’avance dans la dernière demi-heure. Entre les gros gâchis de Paulo Dybala (69e) puis de Gonzalo Higuain (85e), et un but du petit attaquant argentin refusé pour hors-jeu (87e), Anthony Lopes s’en est très bien sorti et n’a même pas eu de gros arrêts à effectuer. Ajoutez à cela deux interventions à la limite du penalty de Jason Denayer et Bruno Guimaraes et vous comprendrez que le coup est parfait pour un OL pouvant légitimement rêver d’un colossal exploit dans trois semaines à Turin.