France

On va remarcher sur la Lune (peut-être en 2024)

Y retourner, et vite. Alors que le monde entier célèbre les 50 ans du premier pas de Neil Armstrong sur le sol lunaire (20 juillet 1969), la course à la Lune est bel et bien relancée. La Chine avait marqué les esprits en réussissant en janvier dernier le premier alunissage sur la face cachée de la Lune, avec son rover Chang'e 4. Les Etats-Unis n'ont pas tardé à réagir : fin mars, Donald Trump a ordonné à la NASA, par l'intermédiaire du vice-président Mike Pence, le retour d'astronautes américains sur le sol lunaire dès 2024, quatre ans plus tôt que la date de 2028 initialement prévue. "La première femme et le prochain homme sur la Lune seront des astronautes américains, lancés par des fusées américaines depuis le sol américain", a insisté Mike Pence.

La nouvelle date a mis la vénérable agence spatiale américaine sous une pression terrible. "On sent un vrai embarras, avec des plans qui changent toutes les semaines", indique Xavier Pasco, directeur de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), et expert des questions spatiales. A bien y regarder, rien n'est prêt, ou presque. La future fusée géante SLS (Space Launch System), développée par Boeing ? Elle cumule retards et surcoûts. Son vol inaugural, prévu en juin 2020, pourrait glisser en juin 2021, selon le GAO, l'équivalent américain de la Cour des comptes. Les combinaisons lunaires ? Elles ne sont pas encore développées. La station spatiale en orbite autour de la Lune (Lunar Gateway) ? Elle est encore à l'état de projet.

Bezos veut en être

Quant à l'alunisseur, destiné à déposer fret et capsule habitée sur le sol lunaire, il n'a pas encore été sélectionné. Jeff Bezos, fondateur d'Amazon et du groupe spatial Blue Origin, a présenté en mai un projet baptisé Blue Moon. Celle-ci sera en compétition avec celui des Lockheed Martin, Boeing, Northrop Grumman et autres SpaceX. Seule la capsule habitée Orion, dont le module de service (carburants, oxygène, panneaux solaires) est développé par Airbus et l'Agence spatiale européenne, est à peu près à l'heure.

Pour tenir la date de 2024, la NASA va donc devoir jouer serré. Elle a présenté en mai un plan de retour sur la Lune baptisé Artemis. Celui-ci consiste en une première mission non habitée autour de la Lune en 2020 ; une mission habitée du même type en 2022 ; et enfin une mission amenant des astronautes sur le sol lunaire en 2024. Ce plan nécessite l'injection de 20 à 30 milliards de dollars supplémentaires dans le budget de la NASA, a indiqué le patron de l'agence américaine devant le Sénat, soit 4 à 6 milliards de plus par an par rapport au budget actuel (21 milliards de dollars).

Même si ces investissements sont acceptés, le plan Artemis devrait afficher une ambition limitée. "L'ex-patron du vol habité de la Nasa, William Gerstenmaier, a prévenu que faute de temps, la mission lunaire de 2024 serait probablement un projet un peu spartiate, avec peu de temps sur la Lune et un retour rapide sur Terre", indique Xavier Pasco. Cette prudence n'a pas porté chance audit Gerstenmaier. Sous la pression de la Maison Blanche, qui s'agace de ne pas voir les projets lunaires avancer plus vite, cette figure de la NASA a été démis de ses fonctions le 10 juillet par le patron de l'agence, Jim Bridenstine.

La Chine en embuscade

S'il est plus discret que Washington, Pékin fourbit également ses armes. "La Chine ambitionne de bâtir une station de recherche scientifique au pôle sud de la Lune, et de réaliser des missions lunaires habitées dans une dizaine d'années", indiquait fin avril directeur de l'Administration nationale de l'espace, Zhang Kejian, cité par l'agence de presse Chine nouvelle. L'Inde est aussi présente : elle doit poser un atterrisseur, Chandrayaan-2, sur le sol lunaire en septembre. L'Europe, elle, avance sans se hâter : Ariane Group a signé un contrat avec l'ESA pour étudier la possibilité d'une mission lunaire non habitée d'ici à 2025.

Football news:

Belezoglu, 39 ans, est le premier joueur de l'histoire du championnat de Turquie à marquer en quatre décennies
Surveillez votre langue en parlant de Florence. Les pauvres sont aussi volés. Les fans de la Fiorentina ont répondu à Ribéry
Manchester United et Man City affronteront Coulibaly et Schrignara
La Juventus et Manchester City sont les leaders dans la lutte pour Adam Traoré
Pep Guardiola: je Veux que Messi reste à Barcelone
Kike Setien: Bien sûr, nous pouvons gagner le championnat. Les faits et les Mathématiques en parlent
Bartomeu à propos de Messi: Nous avons l'obligation de prolonger le contrat. Leo m'a dit qu'il voulait terminer sa carrière au Barça