Le Racing n'a pris qu'un point, mais peut-être qu'un jour, il vaudra de l'or. Surtout dans les conditions dans lesquelles il a été obtenu, à savoir à dix pendant plus d'une mi-temps. Thomasson, sur la voie de la rédemption, avait ouvert la marque. Et puis, comme souvent, ou presque toujours cette saison, le grain de sable...

Cette fois, ça sentait bon. Pas de suite. Mais on devait atteindre la pause en bonne voie.

La supériorité rennaise sautait pourtant au yeux dans les premières minutes : aisance technique, maîtrise collective, présence dans les duels. Plusieurs décalages côté gauche étaient cependant mal exploités par les Bretons.

Mais le Racing, combattif, ne se laissait pas faire, récupérait de plus en plus de ballons et poussait ses actions avec de plus en plus d’à-propos, Ajorque, Diallo et Thomasson étant tour à tour sollicités dans la surface.

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Jusqu’à la 24e’ et, petit événement, l’ouverture du score du Racing, ce qui ne lui arrivait que pour la deuxième fois cette saison. Thomasson, au cœur de sa meilleure prestation de la saison, déviait au fond le centre en retrait, à ras de terre, de Lala. Une frappe détournée de Diallo avait initiée le mouvement.

Le Racing semblait soudain plus libéré, jusqu’au fait de jeu de la 40e’, à savoir l’expulsion de Mitrovic, coupable de l’irréparable sur Guirassy, en position de dernier défenseur. Le coup franc de Bourigeaud était capté par Kawashima et la mi-temps atteinte sans encombre, non sans inquiétude du coup.

On a assisté dès lors à une séance d'attaque/défense de 47 minutes. Julien Stéphan, flairant le bon coup, a fait entrer du lourd. Et les entrants ont fait mal, dès l'heure de jeu, soi beaucoup trop tôt pour espérer tenir, pensait-on. Ouverture de Léa-Siliki, tête de recentrage de Truffert, tête victorieuse de Hunou.

 Une victoire, il aurait fallu, un point, on prenait volontiers, à ce moment-là. Ce point, les Strasbourgeois l'ont préservé. Avec courage, héroïsme parfois. Et pour une fin, ce brin de chance appelé de ses vœux par Thierry Laurey. Comme sur ce ballon sauvé sur la ligne par Sissoko, cette tête de Hunou sur le poteau, cette dernière tête, à l'ultime seconde, de Léa-Siliki, à ras du même montant.

Avec sept point, le Racing restera 19e après 12 journée. Mais il a démontré qu'il ne lâcherait pas l'affaire. Et au préalable, qu'il avait des arguments pour gagner des matches. Verre à moitié plein? A moitié vide? Optons pour la première version. A condition d'aller bonifier ce résultat à Nantes dans huit jours.