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France

Réforme des retraites. Quatre questions sur l’âge pivot à 65 ans

Le gouvernement a présenté sa réforme des retraites, hier, en conseil des ministres. Jusqu’à présent, un âge d’équilibre à 64 ans était évoqué. Il pourrait bien passer à 65 ans pour la génération 1975.

Il faudra travailler plus longtemps. Ici, un couvreur (photo d’illustration). | FOTOLIA

1 000 pages… C’est le volume de l’ « étude d’impact » , dévoilée vendredi 24 janvier. Ce document du gouvernement passe au crible le projet de loi réformant les retraites. On découvre que toutes les hypothèses sont fondées sur un âge pivot à 65 ans pour la génération 1975. On vous explique tout en quatre questions.

Que nous apprend l’étude, annexée au projet de loi ?

Qu’il faudra travailler encore plus longtemps… Ça se confirme en survolant les 1 000 pages, mises en ligne vendredi après-midi. Dans cette « étude d’impact » , le gouvernement revient en détail sur le projet de loi présenté le matin même en conseil des ministres.

Pourquoi faudra-t-il travailler plus longtemps ?

En raison d’un âge pivot, qui sera instauré pour les personnes nées en 1975 ou après, c’est-à-dire les premières générations concernées par la réforme. Jusqu’à présent, le gouvernement évoquait « un âge d’équilibre » (ou du « taux plein » , ce sont des synonymes) à 64 ans. Mais le texte dévoilé, hier, fonde toutes ses hypothèses sur  un âge d’équilibre à 65 ans .

Il s’agit d’inciter les actifs à différer leur départ à la retraite. Les personnes qui s’arrêtent un an avant l’âge pivot, à 64 ans donc, auraient une baisse de pension définitive de 5 %. Et celles qui partent à 66 ans, un bonus permanent de 5 %.

Cet âge d’équilibre augmenterait en fonction de la progression de l’espérance de vie, au rythme  d’un mois par génération , écrit le gouvernement. Autrement dit, il serait de 66 ans pour la génération 1987. Et 67 ans pour la génération 1999.

À quoi servirait cette mesure ?

À équilibrer le système. Les retraites représentent 325 milliards d’euros de dépenses par an, soit 13,8 % de la richesse nationale produite en une année.  Ce taux est plus élevé que ce qu’on observe dans les autres pays européens , écrit l’exécutif.

La croissance économique devrait permettre d’alléger un peu ce coût. Si bien que ce taux diminuerait  à 13 % en 2050 en l’absence de réforme , selon le gouvernement. De quoi rééquilibrer au moins en partie les finances publiques, sachant que la dette de la France approche 100 % de la richesse nationale.

L’État veut conserver cet objectif de 13 % en 2050. Mais il a aussi promis que le point ne baisserait pas. Il sera même indexé (à partir de 2042) sur le salaire moyen, plus avantageux que l’inflation, prise en compte actuellement. Si la promesse est respectée, la moyenne des pensions augmentera. De quoi alourdir la facture des retraites. D’où la volonté du gouvernement d’inciter les actifs à rester plus longtemps au travail. Cela permettrait de payer moins de retraites tout en augmentant les ressources, grâce aux cotisations.

Quelles sont les limites de cette stratégie ?

Elle se heurte à l’attitude des entreprises à l’égard des seniors et au problème de la qualité de vie au travail. Seule une personne sur trois est en emploi après 60 ans. Les autres sont au chômage, en invalidité ou en longue maladie.

Réforme des retraites. Quatre questions sur l’âge pivot à 65 ansOuest-France.fr
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