France

Ruée dans les librairies avant le confinement

Les images sont réjouissantes, ce qui n’est pas un luxe en cette période troublée : au lendemain de l’annonce du deuxième confinement, jeudi 29 octobre, des files d’attente nombreuses se sont formées à l’entrée des librairies, à la fois pour faire provision de lectures et pour soutenir leurs libraires amenés à fermer leurs boutiques.

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« C’est aujourd’hui qu’il faut aller faire le plein ! » « Aujourd’hui, plus que jamais, soutenons nos librairies ! » « Lire protège, lire ensorcelle, lire guérit, lire guide ! Tous et toutes en librairie ! »… Une foultitude de messages fleurissait sur Twitter, sous le hashtag né au printemps #TousEnLibrairie, pour inviter les Français à aller faire le plein.

« Il y a eu énormément de monde ce matin, on a fait 10 000 € de chiffre d’affaires dans la matinée, tout en gardant nos précautions sanitaires. avec un paiement moyen à 47 euros en moyenne, ce qui est plus qu’un gros panier moyen de Noël », indiquait à 13 heures Valérie Le Louarn de la Librairie Le Renard à Paimpol, sans toutefois arriver à se réjouir. La librairie venait de terminer ses préparatifs pour la période de Noël, désormais suspendue. « On a vite préparé deux affiches à la main pour la vitrine : Le livre vivra ! invitant à commander sur notre site ou par téléphone. On va s’adapter ».

Le Goncourt et d’autres prix littéraires ont quant à eux annoncé conditionner la remise de leurs prix à l’ouverture des librairies, afin de ne pas favoriser les grosses plateformes de ventes en ligne au détriment de magasins fermés. « Les académiciens Goncourt ne peuvent envisager que le prix Goncourt qu’ils devaient annoncer le mardi 10 novembre le soit alors que leurs librairies seraient fermées », ont-ils déclaré.

La lecture comme refuge

Durant le premier confinement, la lecture avait été un refuge, et les ventes de livres avaient explosé à la réouverture des magasins, à partir de juin. « Nous avons tous été très agréablement surpris, le 11 mai, de voir que les gens faire la queue pour entrer dans nos librairies, se souvient Maya Flandin, qui dirige Vivement dimanche à Lyon-Croix Rousse. On ne s’y attendait pas. Et nous avons connu une forte progression des ventes. Je l’ai observé pour tous mes confrères en tant que vice-présidente du Syndicat de la Librairie (SLF). Les plus petites librairies sont celles qui ont le plus progressé, parfois avec du + 50 à 60 % ».

Les chiffres sont là, avec un bilan national faisant état d’une augmentation de 9,7 % du chiffre d’affaires global des libraires depuis le 11 mai (avec des disparités et sans avoir pour autant compensé les - 90 % des deux mois de confinement). Cependant, plus que les chiffres, ce sont les témoignages des clients qui ont le plus marqué les libraires. « Ils nous ont beaucoup parlé, nous ont dit à quel point on leur avait manqué. Les clients habituels de nos libraires indépendantes, qui en connaissaient déjà l’importance, mais aussi un plus large public, disant qu’ils ne veulent pas d’un monde sans librairies. »

S’adapter et fidéliser les clients

En ligne de mire, la volonté de s’adapter, de fidéliser les clients sur les sites Internet de chaque magasin ou sur les plateformes existantes de la librairie indépendante, tout aussi performantes que celles des géants du web. « Nous espérons être très soutenus durant cette nouvelle période. Nous ferons du click-and collect, puisque nous sommes désormais équipés et savons le faire en toute sécurité. On va s’adapter, c’est la qualité de notre profession. Et on a les lecteurs avec nous ! »

« Laissez nos librairies ouvertes. Nous sommes prêts à assumer nos responsabilités culturelles et sanitaires », plaidaient quant à eux les trois grands syndicats de la chaîne du livre (Syndicat national de l’édition (SNE), Syndicat de la librairie française (SLF), Conseil permanent des écrivains (CPE)), sans savoir jeudi 29 octobre, avant les précisions qui devaient être apportées par le premier ministre Jean Castex, si leur secteur pourrait continuer son activité. « Auteurs, illustrateurs, éditeurs et libraires lancent un appel solennel, solidaire et responsable, au gouvernement : laissez nos librairies ouvertes pour que le confinement social ne soit pas aussi un isolement culturel. »

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