France

Théâtre : les belles résolutions de Louise Vignaud

La jeune metteuse en scène qui aime « la fiction et la friction » a quatre spectacles prochainement à l’affiche, dont « Le Quai de Ouistreham ».

Par Fabienne Darge

Temps de Lecture 5 min.

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Louise Vignaud sera partout cette saison, mais en attendant, en ce début septembre, elle est à Lyon, dans son petit Théâtre des Clochards Célestes, que l’on atteint en grimpant les rues pentues et les traboules de la Croix-Rousse. La jeune metteuse en scène n’a pas moins de quatre spectacles à l’affiche ces prochains mois : Le Quai de Ouistreham, adaptation du livre de Florence Aubenas (journaliste au Monde) ; Rebibbia, d’après celui de Goliarda Sapienza ; Agatha, de Marguerite Duras ; et la création de La Dame blanche, de François-Adrien Boieldieu, à l’Opéra de Rennes.

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Cette avalanche joyeuse vient à son heure dans un parcours exemplaire, marqué par l’évidence d’une vocation qui s’est manifestée très tôt, et n’a jamais flanché. A 32 ans, Louise Vignaud a déjà nombre de spectacles à son actif, tous aussi forts et sensibles que le sont Le Quai de Ouistreham, Rebibbia et Agatha. Elle a monté Molière, Feydeau ou Sénèque, a signé des mises en scène au TNP (Théâtre national populaire) de Villeurbanne ou à la Comédie-Française.

Capitaine d’équipage

Le tableau pourrait être lisse et trop parfait, si Louise Vignaud n’était une personne aussi vivante et lumineuse, passionnée par l’outil qu’elle s’est choisi, le théâtre, pour regarder le monde. Elle ne prétend pas avoir dû batailler pour en arriver là : elle est née dans les beaux quartiers – Paris 6e –, de parents architectes, couvée par une grand-mère professeure de lettres, qui l’a emmenée à la Comédie-Française et au Théâtre de l’Odéon dès son enfance.

« Pour moi, l’architecture est déjà une forme de mise en scène, un apprentissage du regard, souligne-t-elle. Toute mon enfance, je l’ai passée à mettre en scène mes cousins. Puis j’ai vu la Phèdre montée par Patrice Chéreau en 2003, j’avais 15 ans, j’avais été frôlée par le manteau de Thésée (que jouait Pascal Greggory)… Il n’était plus question d’envisager autre chose », dit-elle amusée.

Lire la critique (2018) :

La jeune femme intègre le lycée Louis-le-Grand et son club théâtre, que Patrice Chéreau et Jean-Pierre Vincent, qui y ont fait leurs débuts, ont rendu célèbre. Les deux metteurs en scène seront ses pères tutélaires. Jean-Pierre Vincent, notamment, suit ses premiers pas avec une attention toute particulière. Plus tard, il qualifiera de « chef-d’œuvre » sa mise en scène de Calderon, de Pier Paolo Pasolini, qu’elle signe en guise de spectacle de sortie de l’Ecole nationale supérieure des arts et techniques du théâtre (Ensatt).

« Comment relire, “critiquer” un texte, le faire réentendre, ressortir ce qui n’avait pas été entendu jusque-là : la démarche me passionne »

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