Demandez le programme ! Avec This is America, son rendez-vous quotidien d’actualité internationale, 20 Minutes vous briefe au mieux pour suivre au jour le jour  la campagne américaine. Ce lundi, nous nous penchons sur une interview haute en couleurs, sur le coronavirus qui revient à la Maison Blanche et sur la nomination d’Amy Coney Barrett à la Cour suprême.

L’interview, tu l’aimes ou tu la quittes

C’est une interview qui fait parler d’elle depuis plusieurs jours. L’entretien de Donald Trump avec la journaliste Lesley Stahl dans l’émission mythique 60 Minutes a été diffusé dimanche soir sur CBS, mais c’était compter sans le président. Celui-ci a coupé l’herbe sous le pied de la chaîne en publiant sur ses réseaux sociaux la vidéo dès jeudi. L’objectif de Donald Trump ? Prouver « le point de vue biaisé, la haine et l’impolitesse de 60 Minutes et de CBS » à son égard.

Sur les images mises en ligne par Donald Trump, on peut entendre Lesley Stahl demander en préambule de l’interview : « Etes-vous prêt pour des questions dures ? » La séquence qui fait le plus parler outre-Atlantique se trouve à la toute fin de l’entretien, lorsque le président décide de mettre fin à l’interview après une passe d’armes avec la journaliste. Donald Trump se lève tout simplement et s’en va, laissant Lesley Stahl comme deux ronds de flan. On vous laisse juger par vous-même.

« It follows »

On ne change pas une équipe qui gagne… Le coronavirus fait son grand retour à la Maison Blanche. Après que Donald Trump en personne a été contaminé il y a trois semaines, c’est maintenant au tour de l’entourage de Mike Pence d’être testé positif. Au moins cinq personnes de la garde rapprochée du vice-président ont été contaminées, a-t-on appris ce week-end. Parmi elles, son directeur de cabinet, Marc Short, l’un de ses plus proches conseillers, Marty Obst, et son secrétaire particulier, Zach Bauer.

Contre toute attente, l’équipe de Mike Pence a tout de même indiqué que l’agenda du vice-président resterait inchangé, alors même qu’il s’est trouvé en contact avec des personnes infectées ces derniers jours. Il doit ainsi se rendre au Capitole ce lundi, afin de présider le vote de confirmation au Sénat de la juge à la cour suprême Amy Coney Barrett. Il reprendra ensuite ses déplacements de campagne sans se mettre en quarantaine.

Le chef de cabinet de la Maison Blanche, Mark Meadows, a été obligé d’admettre dimanche que non seulement l’exécutif aurait aimé que ces nouvelles contaminations ne s’ébruitent pas, mais également que le gouvernement ne souhaite pas contenir l’épidémie mais plutôt mettre à disposition des médicaments et un vaccin. Rappelons que Mike Pence est en charge de la gestion de l’épidémie de coronavirus aux Etats-Unis. A un peu plus d’une semaine de l’élection, s’il est testé positif au Covid-19 (il est pour le moment négatif) et qu’il contamine d’autres personnes, cet ultime faux pas pourrait être fatal au camp républicain.

Votre mission, si toutefois vous l’acceptez

C’est le grand soir. La nouvelle juge de la Cour suprême Amy Coney Barrett, nommée par Donald Trump, devrait être confirmée par le Sénat, à majorité républicaine, ce lundi soir. Elle deviendra ainsi la sixième juge conservatrice sur neuf à faire partie de la plus haute juridiction des Etats-Unis et devrait y siéger dès mardi.

Comme attendu, les démocrates, en minorité au Sénat, n’auront donc pas réussi à empêcher la nomination d’Amy Coney Barrett en remplacement de Ruth Bader Ginsburg, icône progressiste décédée le 18 septembre. Ils ont toutefois essayé de se servir des audiences publiques de confirmation de la nouvelle juge pour faire campagne pour leur champion :  Joe Biden, et surtout contre Donald Trump.

En questionnant notamment Amy Coney Barrett sur ses opinions concernant le système de santé [alors que l’épidémie de nouveau coronavirus est particulièrement dévastatrice aux Etats-Unis et que la Cour suprême devra se pencher sur le sujet dès novembre], l’avortement ou encore les droits des personnes LGBT. En attaquant la juge nommée par Donald Trump sur ces sujets, les démocrates auront-ils fait mouche dans l’opinion publique américaine ?