France

Un apéro avec Flavie Flament : « Je n’ai jamais compris l’engouement de la presse people »

Chaque semaine, « L’Epoque » paie son coup. L’ex-animatrice star revient sur M6 pour « L’Atelier ». Et continue son combat pour libérer la parole des femmes.

Propos recueillis par Elvire von Bardeleben

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Flavie Flament, à l’Hôtel Brach, à Paris, le 23 octobre. Rudy Waks pour Le Monde

C’est dans un hôtel chic du chiquissime 16e arrondissement de Paris que Flavie Flament a donné rendez-vous. Pas son quartier préféré, mais pratique depuis Neuilly où elle enregistre tous les jours son émission « On est fait pour s’entendre », sur RTL. « C’est sur mon chemin. Mais j’aurais pu t’emmener dans un petit bistro, la prochaine fois, on ira dîner ! »

On n’a jamais rencontré l’animatrice de 45 ans avant, mais elle est arrivée en avance, nous parle comme si on avait élevé les cochons ensemble, partage son numéro de téléphone pour échanger des bons plans de resto, se charge de trouver un serveur pour passer la commande (les hôtels de luxe, ce n’est plus ce que c’était) et revient avec deux bières. Depuis quand les gens célèbres font-ils si peu de manières ?

Flavie Flament est là pour « faire le SAV » de l’émission qui signe son retour à la télévision après son départ de TF1 il y a neuf ans. Depuis le 9 novembre, tous les samedis à 17 h 35 sur M6, elle anime « L’Atelier », où des artisans tentent de réparer des vieux objets à forte valeur sentimentale. « Le tournage a été touché par la grâce, raconte-t-elle. On se retrouvait tous les matins à l’aube dans cet endroit magique, une immense grange des Yvelines, où chaque ­artisan avait son poste : le forgeron, le tapissier, l’ébéniste… On était tous à fond dans le suivi du parcours des objets, à trembler à l’idée qu’un projecteur de film muet 1900 ne se rallume pas. On en a oublié qu’on faisait de la télé ! »

Omniprésente pendant dix ans sur TF1

Et c’était probablement la condition sine qua non pour motiver son retour sur les écrans. Sa carrière télé a été longue, sa mise en sommeil urgente.

Flavie Flament a fait sa première apparition cathodique en 1988, sur M6, quand elle a été élue « Miss OK ». Les années 2000 représentent un paroxysme, la décennie où elle devient omniprésente sur TF1 et où les animateurs télé sont élevés au rang de superstars – et « FF » cumule : son mariage avec le présentateur Benjamin Castaldi démultiplie l’intérêt qu’elle suscite chez les Français.

Cronch, cronch… Emmitouflée dans son gros pull de laine blanc, Flavie Flament croque une noix de cajou et devise : « A l’époque, il suffisait de m’arroser et ça poussait. Le contact avec le public était fort. J’étais la petite fiancée des Français, comme m’appelait la presse. Appréciée par la ménagère de moins de 50 ans, capable de plaire à son mari sans la rendre jalouse. Tu vois, quoi ? » Oui, oui, on perçoit très bien son capital sympathie.

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