France

Un ex-ministre libanais : « Un crime contre tout un peuple »

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Sejean Azzi, ancien ministre libanais du Travail, nous livre ses réactions sur la crise totale que traverse le Liban, meurtri par la tragédie de mardi. Selon lui, c’est « un crime contre tout un peuple » et il faudra « profiter de cette catastrophe nationale pour changer la classe politique ».

Comment reconstruire le pays après ce qui s’est passé ?

Ce qui s’est passé est un crime contre tout un peuple. J’appelle, comme je l’ai fait, ce matin, dans la presse locale, à une enquête internationale sous l’égide de l’Onu. Nous n’avons pas confiance dans les enquêtes menées par l’État libanais, car il est partial. Nous exigeons que l’Onu, avec le Conseil de sécurité, se penche sur notre cause en créant un comité international. Celui-ci devra désarmer toutes les milices et créer un nouveau pouvoir via un plan Marshall pour reconstruire le pays.

Le peuple libanais ne peut plus accepter de vivre sous ce pouvoir qui ne bouge pas, qui ne change pas, et qui a rendu le Liban isolé de la Société des nations.

Comment est perçu le soutien international, et notamment français ?

Le peuple libanais est très reconnaissant, nous remercions le président, ainsi que le peuple de France, qui n’a jamais failli à cette amitié séculaire historique. À chaque fois que le Liban a eu un malheur, la France a été à ses côtés. Aujourd’hui, Beyrouth ressemble à Tchernobyl et il y a urgence à reconstruire. Les premiers avions avec du matériel médical doivent déjà être arrivés. Il y a quelques jours, j’ai pu rencontrer le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, ici à Beyrouth. Lorsqu’il compare le pays au Titanic, je suis d’accord avec lui. Il y a urgence à agir.

Peut-il s’agir d’un attentat mené par une puissance étrangère, comme le suggère Donald Trump ?

Je me réserve de donner un avis sur les causes de cette explosion. Au début, tout le monde a pensé à un bombardement israélien sur un dépôt du Hezbollah. Aujourd’hui, aucun élément ne peut le prouver, il faut attendre les conclusions de l’enquête.

À Washington, il y a une différence de point de vue entre la Maison Blanche et le Pentagone. Les responsables de ce dernier n’étant pas en mesure de confirmer les propos du président. Il faut donc attendre l’arrivée d’experts internationaux.

Nous devons profiter de cette catastrophe nationale pour changer la classe politique. Le Liban est un pays riche, prospère et qui a des ressources. Notre problème est politique, il faut revenir à la neutralité traditionnelle et historique.

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