France

"Un homme d’État", "moderne", "proche des Français" : la classe politique rend hommage à Valéry Giscard d'Estaing

L'ancien président Valéry Giscard d'Estaing est mort à l'âge de 94 ans, mercredi 2 décembre, ont annoncé à France Télévisions son entourage et l'Elysée, confirmant une information d'Europe 1. Hospitalisé en septembre puis en novembre, il s'est éteint des suites du Covid-19 dans sa propriété d'Authon dans le Loir-et-Cher. La classe politique lui rend hommage.

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Nicolas Sarkozy : "Un homme qui a fait honneur à la France"

L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy évoque "un homme qui a fait honneur à la France". Dans un tweet, il confie que Valéry Giscard d'Estaing était "un homme pour qui j'ai éprouvé avec admiration et avec qui j'ai toujours eu plaisir à débattre."

"Valéry Giscard d'Estaing aura toute sa vie œuvré au renforcement des liens entre les nations européennes, cherché et réussi à moderniser la vie politique et consacré sa grande intelligence à l'analyse des problématiques internationales les plus complexes", a affirmé Nicolas Sarkozy.

François Hollande : "Un président qui a modernisé la France"

Avec le décès mercredi de Valéry Giscard d'Estaing, la France "perd un homme d'État qui a fait le choix de l'ouverture au monde", a déclaré l'ancien président François Hollande, saluant un homme "résolument européen" mais qui n'a "pas toujours été compris".

Rendant hommage à un "président qui a modernisé la France", M. Hollande a rappelé les réformes menées par M. Giscard d'Estaing qui a aussi "contribué au renforcement du couple franco-allemand, à la mise en place de l'union monétaire et à l'ouverture du Marché commun". "Conscient de sa grande intelligence qu'il mettait au service de son pays, il espérait apparaître comme un président simple et proche des Français. Il n'a pas toujours été compris", a ajouté l'ex-président socialiste.

Jean-Pierre Raffarin: "Il a soulevé nos espoirs"

"V. Giscard d'Estaing restera le Président de la modernité et de la réforme", écrit sur Twitter l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin. "Il a soulevé nos espoirs, il a créé notre admiration. Les jeunes et les femmes ont trouvé avec lui une place nouvelle dans la République. La Démocratie française s'est affirmée Européenne... Le coeur gros !"

Jack Lang : "Un loyal serviteur de la République est parti"

"Ce soir, un loyal serviteur de la République est parti mais sa pensée de l’Etat et son amour des Lettres assureront sa postérité", écrit sur Facebook l'ancien ministre Jack Lang. "Valéry Giscard d’Estaing était un homme d’Etat, de courage et de combat qui a dédié sa vie à notre pays. Il a eu à cœur de moderniser nos institutions et de dépoussiérer une république parfois trop autoritaire en étendant les pouvoirs du parlement et des collectivités territoriales. Son action s’inscrivait dans une ambition d’ouverture au monde et de coopération multilatérale renouvelée", poursuit-il.

"Nul n’ignore quels furent nos différends, nos désaccords et nos oppositions", rappelle Jack Lang, ministre du président socialiste François Mitterrand. "Mais, par-delà les divergences, il est des valeurs qui transcendent les clivages et les joutes politiques. Valéry Giscard d’Estaing possédait un sincère sens de l’intérêt général, et a su, parfois contre sa propre famille politique engager des réformes dont chacun mesure aujourd’hui l’impact sur la vie des Françaises et des Français", écrit-il.

François Bayrou : "Il a fait souffler un grand vent de modernité"

"Valéry Giscard d'Estaing avait tous les dons, a réagit François Bayrou, président du MoDem. Il dominait presque naturellement par sa prestance, sa distinction, sa langue, la vivacité de son intelligence et la force de ses intuitions. Pour des générations entières, notamment pour ceux qui se sont engagés auprès de lui dans leur jeunesse, il a fait souffler un grand vent de modernité sur la société française et fait naître un immense espoir de dépassement et de rassemblement."

Marine Le Pen : "Il fut l'artisan de nouvelles libertés publiques"

"Condoléances aux proches de Valéry Giscard d'Estaing", rend hommage sur Twitter la présidente du Rassemblement National (RN) Marine Le Pen. "Président d'une France en crise, il fut l'artisan de nouvelles libertés publiques et un ardent soutien du progrès technologique", affirme-t-elle.

Richard Ferrand : "L’idéal européen perd l’un de ses fondateurs"

"L’idéal européen perd l’un de ses fondateurs, la France, un Président qui lui a apporté modernité et audaces : majorité à 18 ans, légalisation de l’IVG...", réagit sur Twitter le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand. "Respectueusement, à sa mémoire", conclut-il.

Jean-Christophe Lagarde : "Notre famille politique est en deuil"

"Ce soir notre famille politique est en deuil parce que c'est un monument de la Vème République qui vient de nous quitter", estime sur franceinfo Jean-Christophe Lagarde, patron de l'UDI. "On n'oublie pas que le président Giscard d'Estaing, c'est le droit à l'avortement pour toutes les femmes, c'est le droit de vote à 18 ans alors qu'avant c'était 21 ans, c'est une contribution essentielle à la création de l'euro. C'est l'indépendance énergétique de la France y compris non-carbonée parce que c'est l'énergie nucléaire", poursuit-il. 

"Il a continué jusqu'à la fin de sa vie, et ce qui m'impressionnait ces dernières années, c'est que si son corps était affaibli à 94 ans, son esprit était demeuré intact, d'une lucidité absolue, pour analyser les enjeux de notre pays, de l'Europe et du monde", analyse le patron de l'UDI.

Hervé Morin : "C'était un humaniste"

"Valéry Giscard D'Estaing exprimait une réelle modernité, il avait compris qu'après Mai-68 il fallait moderniser la société française, la démocratie française parce que c'était un humaniste et qui voulait ôter toute une série de carcans qui existaient encore dans la législation française", réagit sur franceinfo, Hervé Morin ancien ministre de la Défense et président centriste de la région Normandie, après la mort de l'ex-président Valéry Giscard d'Estaing. 

"En tant qu'ancien ministre de la Défense, je voudrais dire qu'il a été un grand président de la République pour les armées françaises. Le budget des armées a beaucoup augmenté sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing qui était très attaché à la condition militaire. Il a été celui qui a sans doute le plus faite pour la modernisation de nos forces", salue Hervé Morin.

Christophe Castaner : "Il a écrit une page forte de l’histoire de notre République"

Le président du groupe La République En marche à l'Assemblée nationale Christophe Castaner rend un "hommage ému à Valéry Giscard d’Estaing" sur Twitter. "Avec l’Europe au cœur, il a écrit une page forte de l’histoire de notre République", poursuit le député des Alpes-de-Haute-Provence, saluant "son action moderne et résolument progressiste, au service des Français", qui selon lui "marquera longtemps son héritage."

André Chassaigne : "Il n'a jamais lâché pour reprendre des responsabilités locales"

André Chassaigne se souvient sur franceinfo "qu'après avoir été battu en 1981, l'année suivante il a tenu à reprendre un mandat local de conseiller général". L'actuel député communiste était alors "le benjamin du Conseil Général du Puy-de-Dôme". Il a ensuite siégé au Conseil Régional d'Auvergne présidé par Valéry Giscard d'Estaing (de 1986 à 2004). Pour André Chassaigne, cette vie politique post-élyséenne "a été une forme de victoire, pas de revanche". Valéry Giscard d'Estaing "n'a jamais lâché pour reprendre des responsabilités locales". Selon lui, "il a voulu s'affirmer localement comme une forme de pied de nez à l'échec qu'il avait eu au niveau national. En Auvergne, il a été un politique libéral conservateur qui devait affronter ceux qui étaient dominant, les socialistes."

Jean-Luc Moudenc :"Il a cherché à inscrire la France dans son temps"

"J'apprends avec tristesse la mort de l'ancien président de la République, Valéry Giscard d'Estaing", écrit sur Twitter le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc. "Moderne, il a cherché à inscrire la France dans son temps. C'est son élection qui m'a fait m'engager en politique pour des idées force [sic] : l'Europe, la majorité à 18 ans, l'idée de gouverner au Centre pour rassembler les Français. Merci président !", poursuit l'élu.

Bruno Retailleau : "C'était un homme d’État, un homme de courage"

"Ce soir je salue la mémoire de Valéry Giscard d’Estaing", écrit le président du groupe Les Républicains au Sénat et sénateur de la Vendée Bruno Retailleau ce mercredi après l'annonce du décès de l'ancien président de la République à l'âge de 94 ans. "C’était un homme d’État, un homme de lettres, mais aussi un homme de courage qui s’était engagé dans l’armée de Jean de Lattre de Tassigny."

Damien Abad : "Il a fait entrer la France dans l'ère moderne"

Damien Abad, patron des députés LR, a réagi sur Twitter : "Dans ces temps difficiles, où le mal rôde et frappe dans le monde, je souhaite que la Providence veille sur la France, pour son bonheur, pour son bien et pour sa grandeur. À notre tour de dire "au revoir" au Président #VGE, celui qui a fait entrer la France dans l'ère moderne."

Christian Estrosi : "Il aura contribué à façonner la Vème République"

"Au revoir, Président Valéry Giscard d’Estaing", écrit sur Twitter le maire LR de Nice Christian Estrosi. "Résolument proche des Français dont il a présidé aux destinées de 1974 à 1981, nul ne peut nier, qu'importe ses convictions politiques, qu'il aura contribué à façonner la Vème République", poursuit l'élu.

"De son statut - plus jeune président de la République lorsqu’il est élu en 1974 -, à la vision qu’il portait de notre pays, Valéry Giscard d’Estaing fût l’homme de la modernité des années 70", salue le maire de Nice, qui affirme que "son septennat est empreint d’une volonté perpétuelle de faire avancer la France avec son époque, profitant d’une décomplexion de la société tout en subissant une crise économique majeure liée aux chocs pétroliers."

Jacques Séguéla : "J'ai le cœur qui pleure"

"J'ai le cœur qui pleure. C'est l'inventeur de la communication politique moderne en France", confie le publicitaire Jacques Séguéla. "Il avait tout compris déjà des campagnes américaines et il avait adapté tout cela à sa main. C'était le grand modernisateur de la parole publique. Il a lancé cette communication politique qui va devenir majeure dans les campagnes", poursuit-il. "Ce qui n'était pas le cas avant. Il a dompté la télévision, il en a fait son arme fatale. C'est lui qui a déstabilisé François Mitterrand", avec cette réplique lors du débat du second tour en 1974 "M. Mitterrand, vous n'avez pas le monopole du cœur."

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