France

Valéry Giscard d'Estaing : l’éternelle quête du peuple

Giscard, ce qui lui manque, c’est le peuple !"… Cette confidence de Charles de Gaulle à l’historien Henri Amouroux, aura hanté Valéry Giscard d’Estaing tout au long de son ascension vers le pouvoir puis pendant sa présidence. Son CV de fils de bonne famille, de premier de la classe, sa longue silhouette raide surmontée d’une calvitie précoce, les intonations hautes caustiques et « cheuchotantes » dans ses discours, son patrimoine confortaient cette image d’aristo converti au capitalisme triomphant et à la technocratie remplie de certitudes.

La France au fond des yeux

Appelez-moi VGE conseillait-il aux journalistes, histoire de simplifier ce nom trop noble. Pendant sa campagne présidentielle express du printemps 1974, il parvient à effacer ce portrait d’héritier de la monarchie libérale de Juillet (1830-1848) en introduisant à l’américaine le marketing et la communication dans la vie politique. Sa campagne est pilotée par un ancien conseiller de J.F. Kennedy. Le centriste Lecanuet a échoué en 1965 dans son entreprise de « Kennedy français ». Giscard associe à son programme de réformes de société l’âge et les attributs d’un politique moderne.

Chaban le gaulliste et Mitterrand surgi de la IVe  République deviennent « les hommes du passé ». Giscard pose avec sa fille cadette Jacinthe sur l’affiche. Des tee-shirts « Giscard à la barre » moulent les poitrines des supportrices. La télévision filme à Boulogne le cross-country des jeunes giscardiens. Son équipe de campagne envoie à l’ORTF des « vidéos » de ses prestations footballistiques. Dans ses meetings, il invite Brigitte Bardot, Alain Delon, Mireille Darc, Louis de Funès.

Un homme de son temps renvoyé à celui des rois

« Je voudrais regarder la France au fond des yeux, lui dire mon message et écouter le sien », dit-il le 8 avril depuis la mairie de Chamalières, laissant cependant échapper un lapsus Ancien régime : « Ici, depuis la province d’Auvergne ». Les châteaux, les chasses présidentielles, l’obstination à vouloir descendre des rois, les leçons au tableau noir à la télévision le ramènent à cet éloignement du peuple. Comme s’il voulait devenir monarque républicain et faire peuple.

À peine élu, le président « moderne » présente lui-même le gouvernement à la télévision avec à sa tête le quadra Jacques Chirac. Il descend à pied les Champs-Élysées, le jour de son intronisation. Il monte à grandes foulées le perron de l’Élysée, pose sobrement devant le blanc du drapeau tricolore pour la photo officielle.

Il troque la jaquette pour le veston, porte le pull-over, change le tempo de La Marseillaise , joue de l’accordéon avec Yvette Horner, convie les éboueurs au petit-déjeuner, s’invite à dîner chez les Français ordinaires. Ses causeries au coin du feu avec son épouse Anne-Aymone, posée sur un fauteuil pincée et immobile. La communication, surtout à l’excès ne suffit pas. La France de Poulidor, des congés payés et des HLM le catalogue définitivement en un monarque qui ignore tout de l’essence à cinq francs et de la vie dans les usines. Un homme de son temps renvoyé à celui des rois. Les échecs de ses tentatives de retour et du référendum de son traité constitutionnel pour l’Europe en 2005 le ramènent à ses mots à la sortie de l’Élysée le 21 mai 1981 : « Aucun roi de France n’aurait été réélu au bout de sept ans ».

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