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France

[VIDEO] Le retour (très discret) de l’ambiance sonore de Noël

Cette édition 2019 du programme « Capitale de Noël » à Strasbourg affiche une nouveauté : à savoir le retour de la diffusion de compilations musicales. Mais sur des périmètres restreints et à un niveau de décibels qui frise parfois… le murmure.

« La demande était très forte de la part des touristes », indique-t-on, du côté du service animations de la Ville. « L’an dernier, les visiteurs des marchés étaient invités à remplir un questionnaire. Au chapitre des améliorations à apporter pour l’ambiance générale, la diffusion sur l’espace public de musiques en rapport avec les fêtes de fin d’année a été maintes fois demandée ». Pierre Bardet, directeur des Vitrines de Strasbourg ajoute : « Les commerçants souhaitaient qu’on ait des chants de Noël, durant cette période, et même des Strasbourgeois nous réclamaient un retour de l’ambiance musicale ».

LIRE:

-> "450e marché de Noël de Strasbourg: tout ce qu'il faut savoir" (20/11/2019)

->  "Un an après, le marché de Noël ne cède pas" (10/12/2019)

La nuance, pour cette reprise d’une vieille tradition, est que les haut-parleurs ne dégueulent pas des sons de clochette et des envolées lyriques sur le roi des forêts dans toutes les rues du centre. La Ville et ses partenaires se sont décidés pour trois sites, exclusivement des marchés de Noël, avec trois playlists différentes. Dans le secteur cathédrale, 133 morceaux ont été sélectionnés. Le choix est classique, avec des chœurs, des chants traditionnels, des orchestrations acoustiques. Sur la terrasse du palais Rohan, 90 morceaux plus décalés, toujours sur le thème de Noël, s’inscrivent dans un esprit lounge, décontracté, avec de la world music, des rythment qui swinguent.

Plages de silence et chants d’oiseaux

Place Broglie, les 210 morceaux font un ensemble plus populaire, où on trouve notamment des chanteurs de Schlager allemands ou des chansonniers alsaciens. Le nombre important de titres permet qu’on n’entende pas le même morceau plus de deux fois par jour sur le même site.

Du dimanche au jeudi, les morceaux tournent de 16 h à 20 h, le vendredi jusqu’à 21 heures. Seuls les samedis, l’amplitude horaire est (en théorie) un peu plus grande, de 14 h à 22 h. Les chansons ne défilent pas en continu, des plages de silence et des chants d’oiseaux permettant des respirations.

« Il y a quinze ans, on avait arrêté la diffusion de musique parce que des riverains devenaient fous à entendre Petit papa Noël toutes les 15 minutes en boucle », se souvient Pierre Bardet. « On a même eu des cas de personnes se penchant par-dessus leur balcon pour couper les fils d’alimentation des haut-parleurs »… «Cette nouvelle organisation est un compromis qui prend en compte les habitants ».

En pratique, en ce début de samedi après-midi, du côté de la cathédrale, le premier air qu’on entend n’est pas de Jean-Sébastien Bach mais… des Pogues ! Le chanteur-compositeur de rue Just Tom, Irlandais d’Amsterdam, vient de poser son ampli et de se mettre à la guitare. De musique diffusée, il n’y en a pas à ce moment. Et toujours pas à 15 h.

« Aller au bout de la démarche »

En poussant jusqu’à la place Broglie, ça chantonne bien un peu, mais tellement bas qu’on se demande si un baladin ne se serait pas posé au coin de rue. Vérification faite, c’est bien la playlist municipale qui déroule ses chansons. Dont les mélodies sont quasi couvertes par le brouhaha de la foule…

Interrogé sur cet « entre-deux », l’adjoint en charge des animations Mathieu Cahn reconnaît : « On n’est pas allés au bout de la démarche. C’est un test, sans doute faudra-t-il un parti pris plus tranché sur cette question lors d’une nouvelle édition. Soit c’est audible, soit il faut s’abstenir ».

La discrétion est moins de mise du côté du restaurant de La Marseillaise, où le patron Camille Maaker a installé sa propre sono sur sa façade. Dean Martin et son choix de Christmas Songs ont notamment droit de cité, à cet endroit, de façon assumée. « Je complète l’ambiance du marché, sinon, ce centre-ville va ressembler à un cimetière », plaisante le restaurateur. Qui précise qu’il a une autorisation en bonne et due forme pour cette contribution privée au fond sonore festif.

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