France

Washington déclare la guerre aux géants technologiques chinois

Washington déclare la guerre aux géants technologiques chinois

L'administration Trump durcit encore le ton vis-à-vis des géants technologiques chinois, soupçonnés de collusion avec Pékin. Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo a en effet annoncé ce mercredi l'extension du programme Clean Path, qui ne se limite désormais plus au seul secteur des télécoms et englobe dorénavant les transporteurs, les magasins d'applications, les entreprises spécialisées dans le cloud computing et les opérateurs de câbles sous-marins.

Le tout sous l'égide du Clean Network, qui classe les entreprises certifiées par Washington et celles - surtout chinoises - qui constituent un risque selon la Maison Blanche. Avec cette nouvelle initiative, le message est clair du côté de la Maison Blanche : les entreprises technologiques sont sommées de faire toute la lumière sur leurs rapports avec Pékin.

C'est du moins ce qu'a indiqué Mike Pompeo, pour qui cette procédure vise à se prémunir contre les "intrusions agressives" du Parti communiste chinois et à créer une "forteresse propre" autour des données des citoyens américains. Car c'est bien le régime chinois que les Etats-Unis visent avant tout avec cette nouvelle initiative, qui s'en prend autant à Huawei qu'à d'autres géants de l'Empire du Milieu, comme Alibaba, Baidu ou Tencent. 

"Le programme Clean Network constitue l'approche globale de l'administration Trump pour protéger la vie privée de nos citoyens et les informations les plus sensibles de nos entreprises contre les intrusions agressives d'acteurs malveillants, tels que le Parti communiste chinois (PCC)", a ainsi fait savoir le secrétaire d'Etat lors d'un point presse tenu ce jeudi. On ne saurait plus clair.

publicité

Tous les secteurs concernés

Si la croisade de Washington se limitait jusqu'à maintenant au seul secteur des réseaux de télécommunications, ce n'est désormais plus le cas. Bien sûr, sous le label "Clean Carrier" (réseaux propres), les Etats-Unis cherchent d'abord à s'assurer que les opérateurs chinois ne sont pas connectés aux réseaux de télécommunication américains. "Ces entreprises représentent un danger pour la sécurité nationale des États-Unis et ne devraient pas fournir de services de télécommunications internationales à destination et en provenance des États-Unis", fait ainsi savoir Mike Pompeo.

Mais cela ne s'arrête pas là. Sous le nom de "Clean Cable" (câbles propres), les États-Unis souhaitent également empêcher la Chine de recueillir des renseignements en se basant sur les "dorsales de l'Internet", ces câbles de fibre optique sous-marins qui permettent la connectivité mondiale. Washington se penche aussi sur les fournisseurs de services de Cloud Computing, afin d'empêcher que les informations "les plus sensibles" des citoyens et des entreprises américaines soient stockées ou traitées sur des plates-formes cloud "accessibles à nos adversaires étrangers" d'Alibaba, Baidu et Tencent.

Enfin, en ce qui concerne les applications et magasins d'applications, l'administration Trump se dit prête à supprimer les "applications non fiables" des magasins d'applications mobiles américains et à empêcher les fabricants de téléphones chinois de préinstaller des applications certifiées "fiables" sur leurs magasins d'applications.

Et d'en appeler au patriotisme des géants technologiques américains. "Les entreprises américaines devraient retirer leurs applications de l'app store de Huawei pour s'assurer qu'elles ne s'associent pas avec un auteur de violations des droits de l'homme", explique Mike Pompeo, en citant explicitement Huawei, "une branche de l'État de surveillance chinois qui fait du commerce sur les innovations et la réputation de grandes entreprises américaines et étrangères".

Washington se cherche des alliés contre Pékin

Si Washington vise explicitement le secteur chinois des nouvelles technologies, la Maison Blanche se cherche aussi des alliés dans cette croisade qui prend chaque jour un ton plus belliqueux. Mike Pompeo relève, sans les citer, que plus de 30 pays avaient été étiquetés comme "pays propres" et que "beaucoup" des plus grands opérateurs mondiaux ont été certifiés comme "opérateurs propres", sans toutefois préciser lesquels.

"Les États-Unis appellent leurs alliés et partenaires gouvernementaux et industriels du monde entier à se joindre à la marée montante pour sécuriser nos données provenant de l'État de surveillance du Parti communiste chinois et d'autres entités malveillantes", relève le secrétaire d'État.

Le mois dernier, les États-Unis ont ajouté 11 autres sociétés à leur liste d'entités pour leur implication présumée dans la répression des musulmans ouïgours et d'autres minorités ethniques musulmanes en Chine. Les États-Unis ont initialement bloqué 28 entreprises chinoises en octobre. En juin dernier déjà, la Commission fédérale américaine des communications avait officiellement désigné Huawei et ZTE comme des menaces pour la sécurité nationale. 

Football news:

Le Bayern a tout: caractère, intelligence, technique. On regarde leur jeu avec admiration. Peter Neustedter à propos de Munich
Manchester United est prêt à payer pour Telles environ 12 millions de livres. Porto veut 18 millions, le joueur trouve les exigences surestimées
Guardiola sur la composition de City: nous avons 13 joueurs. Nous avons besoin de joueurs de l'Académie
Bale sur le temps au Real: pas de Regrets. J'ai grandi en tant qu'homme et footballeur
Kolyvanov sur le départ de Rostov de la Ligue Europa: Karpin va comprendre les raisons, mais de telles défaites laissent une empreinte
Lampard à propos de Mendy: Petr Cech est un point de repère pour tout gardien de Chelsea
Balotelli est proche d'un contrat avec le Genoa sur le schéma 1+1