Une centaine de travailleurs de l'événementiel ont déposé quelque 1.500 caisses de transport de matériel devant le palais 5 du Heysel à Bruxelles pour plaider en faveur d'un échéancier progressif pour la reprise de leurs activités. Les manifestants étaient limités en nombre et la distanciation sociale appliquée afin de respecter les mesures visant à éviter une propagation du SARS-Cov-2. 

Les travailleurs portaient des gilets orange sur lesquels on pouvait lire "80.000 personnes oubliées". Le message était également repris sur des flyers collés sur les caisses de transport et sur deux grands écrans. Une fumée blanche, puis sombre, a été diffusée pour accentuer la visibilité de l'action.

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"Nous attendons des perspectives, des dates de relance pour notre secteur, sachant qu'on a été le premier à être mis à l'arrêt et qu'on sera probablement le dernier à pourvoir reprendre", a commenté Vinciane Morel, porte-parole de l'Alliance des Fédérations belges de l'Evénementiel. "On pourrait recommencer des petits événements cet été de manière contrôlée et mesurée. Cependant, comme un événement ne peut pas se planifier du jour au lendemain, surtout quand il y a beaucoup de public, on ne croit plus en la possibilité de faire de grands événements cet été. Il nous faudrait une décision au prochain Conseil national de sécurité pour mettre en œuvre un redémarrage réel à partir de septembre", a-t-elle réclamé.

Virginie Claes, modératrice d'entreprises, a pour sa part fait remarquer que "si le public voit d'abord la personne sur scène, il y a 80.000 personnes qui travaillent dans le secteur. C'est une structure très pyramidale". Elle signale que l'impact de la crise sanitaire ne se fait pas ressentir que sur les événements à destination du grand public. "Beaucoup de gens du secteur travaillent dans le corporate. Si on veut organiser un événement en septembre-octobre dans les entreprises, il faut commencer à y travailler maintenant", souligne-t-elle.