Sur le site spécialisé dans l’électrozinguage, on passerait de 50 à 18 emplois…

C’est lors d’un conseil d’entreprise extraordinaire organisé ce jeudi matin que la direction d’ArcelorMittal a annoncé son intention de restructurer son site TDM à Marchin, dernière ligne d’électrozinguage (phase à froid) de la région. Concrètement, il s’agirait de passer de 15 à 6 pauses… un coup de massue pour les travailleurs puisqu’on passerait, sur ce site, de 50 à 18 emplois. Cela prendrait effet dès janvier 2021. Les travailleurs ont déjà réagi…

"La direction nous a promis que tous les CDI seront reclassés dans d’autres outils liégeois", indique David Camerini, président CSC ArcelorMittal Liège, "mais nous estimons que cela représente quoi qu’il arrive une diminution d’emplois, c’est pourquoi nous entamerons un processus de négociation dès la semaine prochaine et que nous réclamons aussi un reclassement pour les contrats temporaires ayant contribué à la rentabilité de l’entreprise".

Le syndicaliste se dit prêt à négocier fermement, la ligne étant "très performante, comme tous les autres outils liégeois d’ailleurs", insiste-t-il.

Secteur compétitif

"En effet, le marché de l’électrozinguage est très compétitif et souffre d’une décroissance structurelle", commente David Camerini, "mais jamais la direction n’a cherché à avoir des produits de substitutions".

Pour les travailleurs du site TDM à Marchin, c’est un coup dur puisque plus de la moitié des emplois seraient donc supprimés sur le site. La nouvelle tombe d’autant plus mal qu’elle suit un premier "dégraissage", réalisé début 2020… Le passage de 21 à 15 pauses avait déjà été mis en œuvre, occasionnant la perte d’une petite dizaine d’emplois.