Faits divers Le tenancier du café qui aurait tué un client est en fuite !

Ehran Mourat est le tenancier du café les Dsiettes situé au 114 de la chaussée de Charleroi à Vitrival, dans l’entité de Fosses-la-Ville.

Selon nos sources, vendredi, peu avant minuit, une dispute aurait éclaté dans son établissement et Raphaël Warnant, dit "le Grand Wan", par rapport à sa grande taille, y était impliqué. À un moment donné, les choses se sont envenimées, à tel point que le tenancier se serait emparé d’un poignard ou d’un long couteau et aurait porté deux coups au "Grand Wan" : un à l’oreille et l’autre, nettement plus grave, au niveau de la cage thoracique. Immédiatement, Raphaël s’effondre.

Après quelques instants de flottement, un client se précipite à l’extérieur et court au domicile privé du Dr Gaëtan De Bielderling, distant d’environ 200 mètres de l’établissement. Les secours sont bien évidemment alertés. Le médecin pratique une tentative de réanimation sur la victime, bientôt assisté par les ambulanciers de la zone Val de Sambre et par une équipe Smur de la clinique Val de Sambre. En vain ! Raphaël succombe à ses blessures…

À l’arrivée de la police, Ehran Mourat a pris la poudre d’escampette.

À l’heure de publier, il est toujours dans la nature et personne ne sait le joindre ! Son établissement, fréquenté par une clientèle d’habitués, a été placé sous scellés par les enquêteurs.

Les enquêteurs, toujours selon nos sources, auraient eu quelques difficultés à recueillir les témoignages des clients.

Il faut reconnaître que le personnage d’Ehran Mourat est assez interpellant : l’homme n’est pas un enfant de chœur, malgré la présomption d’innocence que la loi lui reconnaît. Il a été condamné par la cour d’assises de Namur pour avoir fourni l’arme qui a servi au meurtre d’un gendarme pendant les Fêtes de Wallonie 2000. Auparavant, il était déjà connu pour avoir dérobé la Mercedes d’un certain Alain Soreil, alias Albert Cougnet et pour avoir braqué la poste de Moignelée avec, comme butin, 17.000 euros en timbres-poste et billets de loterie.

Dans une moindre gravité, Raphaël Warnant n’était pas un enfant de chœur non plus : on lui reprochait une propension à la bagarre mais on lui reconnaissait un "grand cœur" qui n’hésitait pas à prendre la défense des autres !

Le corps du trentenaire a été autopsié samedi en fin de matinée.