Le duo de préformateurs Egbert Lachaert (Open VLD) et Conner Rousseau (SP.A) se rend au palais ce lundi pour son rapport final.Les deux hommes devraient céder la main à un formateur ou une formatrice. Pour autant que la Vivaldi ne s'écrase pas en plein vol : les tensions ont été vives ce week-end autour de la personnalité du président du MR, Georges-Louis Bouchez. Les négociations ont même été suspendues dimanche en fin de journée, sans que les divergences de fond ne soient tranchées et... sans que le casting ne soit établi, dont la délicate décision concernant le poste de Premier ministre.
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Le duo de préformateurs Egbert Lachaert (Open VLD) et Conner Rousseau (SP.A) se rend au palais ce lundi pour son rapport final.Les deux hommes devraient céder la main à un formateur ou une formatrice. Pour autant que la Vivaldi ne s'écrase pas en plein vol : les tensions ont été vives ce week-end autour de la personnalité du président du MR, Georges-Louis Bouchez. Les négociations ont même été suspendues dimanche en fin de journée, sans que les divergences de fond ne soient tranchées et... sans que le casting ne soit établi, dont la délicate décision concernant le poste de Premier ministre.La Première ministre libérale, Sophie Wilmès, a été appelée à la table des discussions pour "cadrer" son président, qui irrite les autres partenaires. Selon les uns, il s'agit d'une humiliation pour Georges-Louis Bouchez, voire un préavis d'échec s'il ne se comporte pas différemment. Mais selon les autres, v'est aussi... le signe de l'importance de Sophie Wilmès, qui se placerait de la sorte en pseudo-formatrice en cette journée décisive. Cela confirme le rôle conciliateur de la locataire du Seize, qui a déjà démontré durant la crise du coronavirus qu'elle savait travailler dans le respect avec tous les partis de la potentielle Vivaldi.On reproche à peu près tout à Georges-Louis Bouchez. Tout d'abord, une interview accordée au magazine Humo et abondamment relayée ce week-end, dans laquelle il affirme que "la Vivaldi sera plus à droite avec les écologistes que la bourguignonne (associant PS et N-VA)" et insistant sur l'importance une nouvelle fois sur l'importance de maintenir Sophie Wilmès au Seize. En dernière ligne droite des discussions, cette énième sortie médiatique de GLB en a crispé plus d'un.Mais ce n'est pas tout : le président du MR reviendrait sans cesse sur tous les accords acquis en réunions d'experts. Normal, rétorquent les libéraux : ce sont les présidents qui doivent trancher. La ligne libérale : Bouchez est en réalité le seul, autour de la table, à se battre face à la volonté du PS de mettre le cap à gauche. En toile de fond, le combat pour le rôle de formateur que les socialistes verraient logiquement bien confier Paul Magnette, en tant que président de la première famille et du premier parti. Si ce n'est pas le cas, une telle concession se monnaie via les autres postes et sur le fond du programme. Outre son impétuosité médiatique et son interventionnisme, on reproche encore au Montois sa connaissance approfondie du néerlandais, qui rend les discussions plus compliquées. Faux, dit-on au MR, il comprend tout...Ce n'est toutefois pas la première fois que Georges-Louis Bouchez irrite son monde. Il avait déjà contribué à l'échec d'une mission impliquant la N-VA en accordant une interview très 'belgicaine' au magazine Wilfried. Les libéraux soulignent que ce sont souvent des prétextes. Son caractère volontairement clivant et son franc-parler sur Twitter indisposent aussi régulièrement les autres présidents. Qui veulent mettre publiquement en cause sa responsabilité et affirment Wilmès aussi longtemps que possible.En ce moment clé de na négociation, il s'agit sans doute d'une dramatisation de dernière minute. Mais après les états d'âme du CD&V la semaine dernière, cela illustre surtout un manque de confiance chronique au sein de cette majorité... si elle voit le jour.