"Les plaintes contre la police pour violence ou racisme constituent une contre-stratégie utilisée par des groupes criminels, et je n'accepterai jamais cela", a affirmé jeudi le ministre de l'Intérieur Pieter De Crem (CD&V) à la Chambre.

Pieter De Crem était interrogé par les députés Philippe Pivin (MR) et Joy Donné (N-VA) à propos de ce qu'ils ont qualifié de "blues des policiers", alors que les forces de l'ordre sont pointées pour leur violence et leur racisme présumés.

"Je comprends leur exaspération", a répondu Pieter De Crem, affirmant que des plaintes contre la police constituaient "une contre-stratégie de groupes criminels".

"Il y a, au sein de la police, un appel visant à mener des actions afin de dénoncer la violence à l'égard des policiers. Je comprends leur sentiment. Je leur demande de respecter les mesures sanitaires et de faire preuve de créativité en gardant à l'esprit leur fonction d'exemple. La violence à l'égard de la police ne peut et ne sera jamais tolérée."

A la suite de l'appel à manifester lancé par le groupe Facebook Police Unifying Movement (PUM), plusieurs rassemblements seront organisés vendredi à midi en divers endroits emblématiques du pays, notamment à Bruxelles, Charleroi, Liège, Seraing et Namur mais aussi dans des villes néerlandophones. Les policiers protesteront contre ce qu'ils qualifient de "bashing médiatique" et contre "les réponses politiques qui font des violences policières non pas des comportements déviants isolés mais la règle".