Tous ceux qui espéraient que le coronavirus ait porté un coup à la popularité insolente des super-héros vont en être pour leurs frais. Même si James Bond semble les avoir doublé dans les attentes des cinéphiles, ils ont retrouvé leur forme olympique au meilleur des moments.

Loki faisait office de test pour Marvel. Tout d’abord, parce qu’il ne s’agit pas du plus populaire des personnages créés par Stan Lee. Ensuite, parce qu’il s’agissait de le faire évoluer dans un tout autre univers, loin des Avengers ou d’Asgard. Avec lui, l’univers Marvel prend une nouvelle dimension, mélange inattendu de fantastique (la Time Variance Authority lutte contre tous ceux qui créent des perturbations dans la ligne du temps), de voyages spatio-temporels (un redoutable ennemi s’amuse à changer le passé), d’enquête policière (Loki sert de consultant malgré lui, puisque la TVA le prive de ses pouvoirs maléfiques) et d’humour noir (on ne change pas si facilement le dieu de la malice…).

Largement de quoi dérouter les fans, donc. Mais c’est tout le contraire qui s’est produit. Selon les estimations réalisées par Samba TV, la nouvelle saga en six épisodes a pulvérisé le record d’audience pour un premier jour, avec 890.000 visions rien que sur le territoire américain. Soit nettement mieux que The Falcon and the Winter Soldier (759.000 vues) ou que WandaVision (655.000 vues).

Pari gagné, donc, même si son interprète, Tom Hiddleston, nous avouait avoir quelques craintes, quelques jours avant la diffusion : Loki représente énormément pour le public. Certains aiment sa spontanéité, d’autres son goût de l’antagonisme, certains ne le supportent peut-être pas, mais ce qui touche le plus, c’est sa vulnérabilité, ce qui le rend très humain. Ici, Loki évolue dans d’autres univers, qui ne lui sont pas familiers. Asgard, les Avengers ou ses pouvoirs, tout ça est loin de lui. Que reste-t-il de lui quand on enlève tout ce qui l’identifie ? Est-il capable de changer, de grandir ? C’est aussi une plongée à l’intérieur du personnage, et j’espère que cela va captiver le public.”

Les premiers résultats dépassent largement les attentes. Les super-héros fascinent toujours autant.