Cette initiative a pour l'instant permis de détecter 17 cas positifs qui étaient tous asymptomatiques. Ce sont des tests salivaires qui ont été effectués. Ils ont été réalisés jeudi et vendredi dernier. Sur les 748 tests salivaires déjà effectués, 8 étaient non valables et 17 étaient positifs. Ils correspondaient tous à des personnes asymptomatiques.

Les cas sont répartis dans 12 écoles, 7 avec un cas et 5 avec 2 cas. Quelques classes ont été fermées à la suite de ces résultats. Dix écoles n'ont aucun cas positif détecté.

La prévalence pour cette série de tests est de 2,2%. Comme la fiabilité des tests salivaires - plus rapides que les tests PCR réalisés sur base d'un prélèvement dans le nez - est d'environ 60%, la commune estime que 10 cas positifs n'ont pas été détectés et que la prévalence devrait en conséquence atteindre 3,7%.

Ce sont encore 59 tests qui ont été envoyés lundi matin pour analyse. Au total, 807 personnes ont été testées sur une communauté éducative d'environ 1.200 membres. Le test n'était pas obligatoire. Une part du personnel était déjà en quarantaine sur base des protocoles préexistants.

"Pour permettre aux enfants de continuer à étudier en présentiel, c'est une initiative qu'on se devait de faire", défend Rachid Barghouti, porte-parole de la bourgmestre. "On peut ainsi rassurer les enseignants et les parents."

Cette série de tests effectuée avec un laboratoire de l'université de Liège a coûté environ 12.000 euros à la commune. "On a écouté avec attention la déclaration de Pierre-Yves Jeholet, le ministre-président de la Communauté française, qui a dit aujourd'hui dans les médias vouloir généraliser les tests salivaires pour les écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles et qui demandait au fédéral d'intervenir", continue Rachid Barghouti. "On démontre ici que cela a une réelle utilité de le faire. On aimerait refaire des tests à l'avenir, mais cela a un coût financier et on doit donc bien y réfléchir."