Harcelée sexuellement, elle a décidé de prendre les choses en main. 

Confinée dans sa colocation à Bruxelles, Victoria Jadot a connu quelques péripéties qu'elle a décidé de rendre publiques. "Quand il y a quelque chose de pas normal, il faut élever la voix", explique la jeune fille. Elle raconte ainsi avoir été harcelée sexuellement pendant les deux mois qu'a duré le lockdown en Belgique. Tout a commencé alors que Victoria se trouvait dans sa chambre située au rez-de-chaussée de son immeuble. La température grimpant, la jeune fille se retrouve obligée d'entrouvrir la fenêtre donnant directement sur la rue. L'un de ses voisins y voit alors l'opportunité de glisser un mot à destination de Victoria. “Appelle-moi s’il te plaît, je suis ton voisin tu me plais trop, hier je n’ai pas dormi toute la nuit à cause de toi", écrit celui qui n'est encore qu'un inconnu aux yeux de la jeune femme. Elle lui répond tout aussi vite via SMS, lui indiquant qu'elle n'est pas intéressée.

La réponse ne semble pas satisfaire le voisin qui retente le coup, quelques jours plus tard. "Sache qu’une bonne bite bien chaude et endurante t’attend… C’est ta chance, profites-en c’est une opportunité pour bien se confiner. Tu es la bienvenue je vis seul dans mon studio", lui écrit-il.

En parlant autour d'elle, Victoria décide de prendre les choses en main. Elle se rend chez son harceleur pour avoir une discussion que la jeune femme enregistre. Elle lui explique d'emblée que sa démarche n'était pas correcte et laissait à désirer. L'homme tentant de se justifier explique c'était pour lui le seul moyen de la contacter. Ce à quoi Victoria réplique que parler de "sa bite bien chaude" n'était clairement pas l'approche rêvée pour nouer le contact. "Je veux continuer à ouvrir ma fenêtre pour avoir de l’air parce que je ne suis pas une victime, conclut-elle. Je ne suis pas une proie. Ce n’est pas à nous de nous protéger, c’est aux mecs de s’éduquer".