Burkina Faso
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Pourquoi pas une opération Mana Mana au niveau du barrage de Tanghin ?

Chaque année, et tous les jours, le barrage de Tanghin est débarrassé de la jacinthe d’eau, véritable menace pour la survie dudit barrage. Même s’il y a une initiative qui permet un tant soit peu de lutter contre cet envahisseur, des efforts restent beaucoup à faire. Et nécessitent l’engagement de tous. 

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Prévue pour se tenir chaque dernier samedi du mois, l’opération Mana Mana, annoncée par le gouvernement de Transition, se tient bel et bien à date. Certains, plus réticents au départ, emboitent peu à peu le pas aux coups de pelles officiels du Lieutenant-colonel Damiba. En elle-même, l’initiative est bonne et à encourager.

Mais, un constat nous laisse entre questionnement. Le barrage ? Oui, le barrage de Tanghin et ses alentours, n’est-ce pas stratégique et utile pour la ville de Ouagadougou ?

Ousmane Kanazoé.
Ousmane Kanazoé.Ousmane Kanazoé.
Ousmane Kanazoé.

Ousmane Kanazoé est membre du regroupement de pêcheurs du barrage de Tanghin rattaché à l’Agence de l’eau du Nakambé. Lui et ses collègues ont pour tâches de débarrasser le barrage de Tanghin de ce qu’on appelle la jacinthe d’eau.

« Quand ça reste dans l’eau, ça consomme assez d’eau. Ça fait que l’eau du barrage finit vite. C’est très nuisible pour les poissons et tous les êtres vivants dans l’eau. Tous les jours, nous les enlevons sur plusieurs mois », nous explique-t-il.

Une fois enlevée, la jacinthe d’eau est mise sur les différentes rives du barrage. Plus tard, elle est acheminée, comme nous le fait savoir M. Kanazoé, sur le site de compost de Toudbwéogo. Et, pour débarrasser le barrage de ces plantes nuisibles, plusieurs équipes sont formées, nous confie notre interlocuteur. Certains en pirogue et d’autres sur la rive, pelles en main, une bataille est engagée contre les envahisseurs.

Opération mana mana, le barrage est aussi concerné !

Il nous revient que les plantes mises en tas sur le long du barrage peuvent mettre des jours avant d’être débarrassées. Et souvent, sèchent et/ou pourrissent. A proximité du barrage, des habitations, une formation sanitaire, notamment Schiphra.

S’il est vrai qu’il y a des personnes désignées pour ce travail de débarrassage, il n’est pas exclu que l’on donne, dans ce même esprit d’opération mana mana, un coup de pouce à cette équipe dont la tâche n’est pas aisée.

C’est également une occasion pour les autorités de la Transition de reconnaitre officiellement le travail qui est abattu d’autant plus qu’aucune autorité, si l’on en croit les dires de Ousmane Kanazoé, ne vient sur les lieux pour quelque encouragement que ce soit.

Tambi Serge Pacôme ZONGO

Burkina 24

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