Canada

À la suite d'un rapport accablant: casse-tête après le départ de Payette

OTTAWA | La gouverneure générale du Canada Julie Payette a brusquement quitté son poste après la production d’un rapport dévastateur sur le climat de travail toxique qu’elle aurait instauré depuis son entrée en fonction, laissant le gouvernement devant un véritable casse-tête.

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Mme Payette a remis sa démission au premier ministre Justin Trudeau, mercredi soir, après cinq mois d’enquête et de tourmente. Son départ a été annoncé jeudi.

Bien que protocolaire, le représentant de la reine au Canada n’en a pas moins un rôle essentiel pour le fonctionnement du pays.

« C’est très sérieux. Le gouverneur général est le chef de l’État. Il y a un nombre incalculable de décisions qui se prennent à Ottawa qui ne peuvent pas être officialisées sans lui », explique le constitutionnaliste Patrick Taillon.

« Pas de gouverneur général, l’État ne fonctionne pas », résume le professeur à l’Université Laval, qui ajoute que la situation est « sans précédent ».

Sans la signature du gouverneur général, par exemple, les décrets et les lois ne peuvent pas entrer en vigueur. 

C’est aussi lui qui convoque, proroge et dissout le Parlement, un rôle particulièrement important avec un gouvernement minoritaire, comme c’est présentement le cas avec les libéraux.

C’est pourquoi la nomination d’un remplaçant pourrait intervenir dès les prochains jours. 

D’ici là, le juge en chef de la Cour suprême jouera le rôle de gouverneur général suppléant.  

La maison des horreurs

L’été dernier, le Bureau du Conseil privé a lancé un « examen approfondi indépendant et impartial » en lien avec des allégations de harcèlement au sein du bureau de la gouverneure générale.

Une enquête du réseau CBC venait de révéler que l’ancienne astronaute aurait instauré un véritable climat de terreur dans son équipe. 

Plusieurs employés ont même qualifié Rideau Hall de « maison des horreurs ».

On accusait la femme de 57 ans de crier et humilier publiquement ses employés.

Pourtant, en septembre, M. Trudeau, avait qualifié Mme Payette d’« excellente gouverneure générale » et avait dit n’avoir aucune intention de lui montrer la porte.

La rupture est maintenant consommée.

En annonçant son départ « pour le bien de notre pays », jeudi, Mme Payette a tout de même souligné qu’aucune plainte officielle ou grief officiel n’a été formulé, mais que « des tensions sont apparues à Rideau Hall au cours des derniers mois ». 

Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, s’incline devant Julie Payette, le 2 octobre 2017, lorsqu’elle est nommée gouverneure générale.

Photo d’archives

Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, s’incline devant Julie Payette, le 2 octobre 2017, lorsqu’elle est nommée gouverneure générale.

L’histoire se répète

C’est le premier ministre lui-même qui a nommé la Montréalaise en 2017 sans passer par le comité consultatif qu’avait créé son prédécesseur, Stephen Harper, en 2014, pour le conseiller dans cette tâche.

Peu avant l’entrée en fonction de Mme Payette, Le Journal avait révélé qu’elle avait été arrêtée et accusée d’agression en 2011, dans l’État du Maryland.

D’autres démissions

On a ensuite appris qu’en 2016, elle avait démissionné du Centre des sciences de Montréal à la suite de plaintes d’employés.

L’année suivante, elle a quitté le Comité olympique canadien, au sein duquel deux enquêtes internes avaient été lancées concernant des allégations de harcèlement verbal.

ÇA COÛTE COMBIEN AUX CONTRIBUABLES ?   

Le salaire du gouverneur général est de 290 000 $ par année

Le budget de fonctionnement est de 45 millions $  

OÙ HABITE-T-IL ?   

Possède deux résidences officielles : Rideau Hall, à Ottawa, et à la Citadelle de Québec

DÉCISIONS LOURDES DE CONSÉQUENCES  

En 2008, l’ancienne gouverneure générale Michaëlle Jean a sauvé le gouvernement minoritaire de Stephen Harper en acceptant de proroger le Parlement. Cela a coupé l’herbe sous le pied de la coalition formée par les libéraux et les néo-démocrates, qui s’étaient entendus pour remplacer les conservateurs au pouvoir.

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