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Biden coincé avec l’Arabie saoudite

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Biden coincé avec l’Arabie saoudite

AFP

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En 2019, Joe Biden affirmait que l’Arabie saoudite devrait payer le prix fort pour l’assassinat de Jamal Khashoggi. Ses mots furent très durs: «We are going to in fact make them pay the price, and make them in fact the pariah that they are». L’Arabie saoudite allait devenir un état paria.

Les récentes décisions et déclarations du 46e président indiquent qu’il n’en sera rien. Le ton est plus ferme, la condamnation vigoureuse, mais on ira de l’avant en maintenant la relation entre les États-Unis et son allié turbulent.

Pour plusieurs, l’administration Biden vit son premier échec. On entretenait l’espoir que l’arrivée au pouvoir de l’ancien vice-président sonnerait la fin de la récréation pour des régimes autoritaires. Si la manière et le ton ont changé depuis le départ de Donald Trump, les résultats ne sont pas radicalement différents.

Pour le moment, on se contente de sanctionner les exécuteurs de basses œuvres, mais on ne s’en prend pas au sommet de la pyramide. Le prince héritier ne sera pas sérieusement embêté alors que les renseignements et les différentes enquêtes l’identifie comme le grand responsable de l’assassinat de Khashoggi.

Joe Biden semble donc privilégier les intérêts à court terme plutôt que de s’assurer que son pays lance un puissant message aux meneurs de cette région qui pourraient être tentés d’imiter Mohammed Ben Salmane. Le nouveau président américain pourrait difficilement en punir un autre après avoir contourné le problème en Arabie saoudite.

La relation complexe entre l’Arabie saoudite et les États-Unis n’en est pas à sa première secousse. Il faut se rappeler qu’après le 11 septembre 2001 on n’avait pas manqué de relever que le pays avait toléré à l’intérieur de ses frontières le courant religieux qui a inspiré la majorité des terroristes impliqués dans les attaques contre les États-Unis.

Maintenir les relations avec un allié aussi controversé ne peut s’expliquer que par l’importance de l’Arabie saoudite dans la région. On ne veut pas l’affaiblir face à l’Iran et le monde a encore besoin de sa production pétrolière. Ses dirigeants ont donc droit à un traitement bien différent des autres états parias que sont la Corée du Nord et le rival iranien.

«Les États-Unis sont de retour» se plaît à répéter Joe Biden. Les alliés s’en réjouissent et ce ne sont pas les dossiers qui manquent pour prouver la volonté des Américains à défendre la démocratie et les droits de l’homme, mais dans ce cas le président des États-Unis inflige un œil au beurre noir à son pays.

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