Canada

Bronfman n’a pas trop parlé

Lorsque les Blue Jays de Toronto ont débarqué à Montréal, en 2013, pour y disputer des rencontres préparatoires, on croyait que le baseball majeur faisait une fleur aux amateurs du Québec. Toutefois, il faut croire que la graine semée cette année-là deviendra quelque chose de concret d’ici quelques années. 

Lors d’une entrevue réalisée par Réjean Tremblay, Stephen Bronfman a fait un pas de plus dans ses déclarations. Le patron de Claridge et ses partenaires, Alain Bouchard, Stéphane Crétier, Mitch Garber et Éric Boyko, deviendront copropriétaires à 30 % des Rays de Tampa Bay au cours de l’été. 

C’est majeur comme développement. Ce n’est plus seulement de la spéculation ou un souhait. C’est du concret. C’est du solide. 

Le scénario élaboré, en étroite collaboration avec le commissaire du baseball majeur, Rob Manfred, suit donc son cours. Celui-ci a mentionné qu’il était convaincu à 100 % du modèle de garde partagée entre Montréal et Tampa Bay dans les prochaines années. 

Il est souvent question de la saison 2028 pour la mise en place de la garde partagée. Et si c’était avant ? Il est de plus en plus clair que les Rays ne finiront pas leur bail au vétuste Tropicana Field. Un nouveau stade ? Les maires de la région de Tampa sont en train d’étudier leurs options, mais on est loin d’une première pelletée de terre. 

Même s’il a nié les propos de Bronfman quelques heures après leur publication, le propriétaire des Rays, Stu Sternberg, était au courant des paroles du Montréalais bien avant qu’elles ne soient rapportées par mon collègue. Ça fait partie du plan. Comme le reste. 

Un projet ambitieux

Malgré tous les avantages évoqués par Bronfman, je ne suis pas encore vendu au projet. C’est comme si les amateurs de baseball québécois devaient se contenter de la moitié du gâteau. 

Imaginez-vous une course au championnat endiablée, comme on l’a vécue en 1994. Un engouement un peu fou s’était propagé au Québec. Au point où les médias parlaient moins du Canadien et des trios pour la prochaine saison. 

Toutefois, avec la formule de la garde partagée, on ne pourrait pas savourer le délice des séries éliminatoires à temps plein. Et avec une équipe comme les Rays, qui est souvent dans la lutte aux séries, ça pourrait devenir frustrant. 

Par contre, les amateurs québécois se retrouveront dans cette formation. Elle est excitante et elle est bien dirigée de haut en bas. Des joueurs qui réalisent des petits miracles avec un budget limité. 

Dans l’univers des Astros

Cette semaine, je vous écrirai de West Palm Beach, où se tient le camp d’entraînement des Astros de Houston. J’ai bien hâte de vous décrire l’ambiance au sein de cette équipe qui a été éclaboussée par un scandale de vols de signaux au cours de la saison morte. Le propriétaire des Astros, Jim Crane, et quelques joueurs ont donné une des conférences de presse les plus malaisantes des dernières années. Leurs commentaires démontrent qu’ils n’ont pas beaucoup de regrets d’avoir utilisé leur système durant plusieurs saisons.

À l’instar du record de circuits battu par Barry Bonds avec l’aide de produits interdits, les conquêtes de la Série mondiale des Astros devraient être accompagnées d’un astérisque dans les archives du baseball majeur. C’est un minimum. 

Félix va se reprendre

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Photo AFP

Après un résultat décevant aux Internationaux d’Australie, Félix Auger-Aliassime connaît de bons moments sur le circuit de l’ATP. Il a bien failli mettre la main sur son premier titre en carrière à Rotterdam. Toutefois, il s’est frotté à un Gaël Monfils en confiance et plus expérimenté. Ce n’est que partie remise. La bonne nouvelle ? Sa blessure à la cheville semble être derrière lui. Dans les derniers moments de la saison 2019, il a peiné dans plusieurs matchs à cause de ce malaise. Autre point positif : son service est à point. Pour connaître du succès, il a besoin de cette arme. 

Manfred est dans une tempête

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Photo d'archives

Le commissaire du baseball majeur, Rob Manfred, a accordé une entrevue dans laquelle il a mis des gants blancs jusqu’aux épaules pour parler du dossier de vol de signaux par les Astros. Malgré les sanctions décernées par Manfred, les amateurs continuent de le critiquer parce qu’il n’a pas enlevé le titre de la Série mondiale de 2017 à l’équipe texane. Ils ont raison en partie. Si Manfred laisse le championnat aux Astros, c’est comme s’il encourageait la tricherie d’une certaine façon. Et c’est une drôle de position pour le commissaire d’une ligue majeure. 

Mea culpa pour Galchenyuk

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Photo Martin Chevalier

Je me souviens de vous avoir écrit qu’Alex Galchenyuk serait le retour de l’année après avoir été échangé à Pittsburgh. Au lieu d’émerger, l’ancien attaquant a échoué une fois de plus. On suppose déjà qu’il jouera en Russie l’an prochain. Un autre choix élevé au repêchage qui n’a pas livré la marchandise. Dans ce premier tour de 2012, il est l’un des trois seuls joueurs à avoir joué 500 matchs dans la LNH. De plus, il est le deuxième marqueur parmi ces 30 joueurs (313 points). Une autre preuve que le repêchage n’est pas une science exacte. 

Foote en a trop dit

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Photo d'archives, Mario Beauregard

Un petit gazouillis de l’ancien des Alouettes Fabion Foote m’a dérangé. Il a mentionné qu’il fallait être un joueur « local » pour recevoir une offre des Alouettes lors de l’ouverture du marché des joueurs autonomes. Je peux comprendre que le joueur de ligne défensive peut être déçu et frustré de ne pas revenir à Montréal. Je trouve que c’était un commentaire gratuit de sa part. Bien sûr, Danny Maciocia a donné un coup pour obtenir des Québécois, comme il l’avait promis. Toutefois, il a aussi embauché plusieurs Américains. Parfois, il y a certains messages qui vieillissent mal.