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Ça sent la défaite dans le camp Trump

Même s’il est de bon ton de dire que le président peut encore être réélu, Donald Trump est plus éloigné de la victoire qu’il ne l’a jamais été.

Bien sûr, Donald Trump peut encore théoriquement gagner, mais il s’agit d’un truisme qui ne signifie pas grand-chose.

Trump doit faire vite, car les premiers bulletins postaux seront envoyés dès septembre et les circonstances qui pourraient changer la donne paraissent de moins en moins réalistes... et non, je n’ai pas oublié que bien des prévisionnistes – dont votre humble serviteur – avaient sous-estimé Trump en 2016.

Des signes clairs

N’empêche que Joe Biden est nettement en meilleure posture qu’Hillary Clinton était à pareille date en 2016. Son avance est plus grande, il y a moins d’indécis et ses appuis sont plus stables, y compris dans la plupart des États clés. 

De plus, les sondeurs avaient sous-représenté certains groupes pro-Trump en 2016 et ils ont corrigé le tir cette année.

Des modèles sérieux comme celui du magazine The Economist, qui tiennent compte entre autres de la conjoncture économique anticipée, accordent à Biden une probabilité de victoire entre 85 % et 90 %.

On détecte aussi des signes de désarroi, voire de panique, chez les républicains. Certains candidats prennent discrètement leurs distances de Trump, dont le contrôle sur « son » électorat est loin d’être absolu. Au Kansas mardi, les électeurs républicains ont rondement rejeté Kris Kobach, candidat favori de Trump pour le Sénat.

Les conditions économiques sont défavorables à Trump et sur la pandémie, la vaste majorité des Américains est insatisfaite de lui et il y a peu de chances que ça change bientôt.

Des arguments boiteux

Les lacunes de Biden qu’on brandit pour prédire sa déconfiture – son âge, sa propension aux gaffes et les « scandales » que les républicains lui attribuent – sont déjà bien connues des électeurs. Quant à l’étiquette d’extrême-gauche qu’on veut lui faire porter en prétendant qu’il est sous l’emprise de la frange plus progressiste de son parti, elle ne colle pas.

Pour sa part, Donald Trump a montré des signes de faiblesse dans des entrevues récentes catastrophiques à Fox News et à HBO. 

Il se comporte comme s’il était dans l’opposition et n’arrive pas à énoncer ses priorités pour un deuxième mandat. De plus, la pandémie privera Trump de son arme préférée, les grands ralliements.

Des inquiétudes

Pour ceux qui craignent une réélection de Trump, l’inquiétude vient surtout des possibilités de suppression du vote de groupes identifiés aux démocrates dans certains États contrôlés par les républicains.

À cela s’ajoute le doute qui entoure la capacité des autorités électorales de gérer adéquatement le vote par la poste, qui sera très sollicité en raison de la pandémie.

À moins de surprises majeures, la principale source d’inquiétude est moins de savoir comment les électeurs se prononceront, mais si le président et son parti imposeront des obstacles à l’expression de ces préférences et s’ils respecteront ce verdict.

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